Deux femmes reconnues coupables du meurtre d'un garçon qu'elles tentaient d'adopter

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Par La Presse Canadienne, 2026
MILTON — Deux femmes de l'Ontario ont été reconnues coupables d'avoir tué un garçon qu'elles voulaient adopter et d'avoir séquestré son frère.
Des cris de stupeur ont retenti dans la salle d'audience de Milton, en Ontario, lorsque le juge de la Cour supérieure Clayton Conlan a déclaré Becky Hamber et Brandy Cooney coupables de tous les chefs d'accusation retenus contre elles.
Le juge n'a pas lu les motifs de sa décision lors de la brève audience tenue mardi matin.
Les femmes étaient accusées de meurtre au premier degré dans la mort d'un garçon de 12 ans. Elles étaient également accusées de plusieurs infractions, dont la séquestration, concernant le jeune frère du garçon.
Au moment de leur arrestation, la police avait indiqué que les femmes étaient les futurs parents adoptifs des garçons.
Les enquêteurs ont indiqué que le garçon de 12 ans avait été retrouvé mort dans une maison en décembre 2022 après que les secours avaient été appelés pour un enfant ne présentant aucun signe de vie.
À la sortie du tribunal, la procureure de la Couronne Monica MacKenzie a déclaré qu'elle espérait que ce verdict apporterait «une certaine forme de reddition de comptes», même si aucun dénouement ne pouvait réparer le préjudice causé par les actes des deux femmes.
«Il s’agissait d’une affaire exceptionnellement tragique qui a profondément marqué de nombreuses personnes. Un enfant a perdu la vie et un autre a subi de graves maltraitances pendant plusieurs années», a-t-elle affirmé en lisant une déclaration écrite à l’avance.
«Rien de ce qui a été fait ici aujourd’hui ou pendant le procès ne saurait atténuer la profondeur de cette perte» pour la famille des garçons et la communauté, a-t-elle ajouté.
Dans une déclaration envoyée par courriel par son avocat lundi, la mère des garçons les a décrits comme «des êtres humains extraordinaires, drôles et intelligents, dotés de personnalités hors du commun».
«Je veux que les gens comprennent que nous ne sommes pas seulement un cas ou une histoire. Nous sommes de vraies personnes, une famille qui a vécu un déchirement. Ce sont des enfants innocents qui méritaient d’être aimés, protégés et de se sentir en sécurité», a-t-elle écrit.
Ni les enfants ni leur mère ne peuvent être identifiés en raison d’une interdiction de publication.
Une audience de détermination de la peine aura lieu à une date ultérieure. Le meurtre au premier degré est passible d'une peine obligatoire d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.
Maan Alhmidi et Paola Loriggio, La Presse Canadienne