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Guillotine: le ministre Jean Boulet portera plainte à la police

durée 14h16
5 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Le ministre du Travail, Jean Boulet, portera plainte à la police concernant l'utilisation d'une guillotine contre une marionnette le représentant lors d'une manifestation samedi dernier.

Dans une vidéo qui a beaucoup circulé dans les derniers jours, des manifestants utilisent une guillotine pour couper la tête d'une marionnette présentant les traits physiques du ministre Boulet.

En mêlée de presse mardi, lors de la rentrée parlementaire, M. Boulet a confirmé qu'il adresserait une plainte à la police de Montréal pour des gestes qu'il a décrits comme inadmissibles.

«C'est sûr que ça m'a rendu extrêmement sensible, a-t-il confié à la presse parlementaire. Je me suis senti menacé dans mon intégrité, les gens de ma famille, les personnes autour de moi.»

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait annoncé lundi l'ouverture d'une enquête sur les événements. Le SPVM n'avait pas donné davantage de détails, mais le ministre Boulet a dit être en contact avec les autorités.

«C'est sûr que dans notre société, on ne peut pas admettre des événements de cette nature-là», a-t-il soutenu.

«Quand t'es la personne qui est représentée, qui fait l'objet d'une décapitation, ça fait mal.»

Interrogée par La Presse canadienne, l'Alliance ouvrière nie toutefois avoir voulu personnifier le ministre Jean Boulet.

«Nous n'avons jamais dit nous-mêmes que l'effigie représentait le ministre Boulet. Ce sont les médias qui l’ont dit. Elle représentait un membre de l’élite générique (…) et il semble que les politiciens se soient sentis visés», a répliqué l'organisation lundi.

Les quatre centrales syndicales ont publié une déclaration commune à la suite des remous causés par l'utilisation de la guillotine. «La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ se dissocient entièrement de cette action isolée.»

Selon le ministre Boulet, toutefois, cela n'équivaut pas à une véritable condamnation.

«Moi, ma compréhension des choses: se dissocier, c'est pas dénoncer, a-t-il argué. Se dissocier, ça veut dire: "C'est pas moi".»

- Avec les informations de Lia Lévesque

La Presse Canadienne

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