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Il n'y aura pas plus d'arrestations après la fin de la dépénalisation en C.-B.

durée 18h31
15 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

La cheffe de police de Victoria appuie la fin de la décriminalisation des drogues en Colombie-Britannique, mais précise qu'elle ne s'attend pas à une augmentation des arrestations une fois le programme terminé ce mois-ci, puisqu'il a déjà été progressivement abandonné il y a 20 mois.

Fiona Wilson était initialement une fervente défenseure de la décriminalisation de la possession personnelle de petites quantités de drogues en 2023, alors qu'elle était vice-présidente de l'Association des chefs de police de la Colombie-Britannique. Elle estimait que cette mesure avait le «potentiel de lutter contre les méfaits associés à la consommation de substances» et constituait un «élément important d'une approche intégrée».

Cependant, Mme Wilson, qui était également cheffe adjointe de police de Vancouver à l'époque, affirme que la police a constaté des «situations de consommation publique très préoccupantes» dès le début de la décriminalisation et que, dans un premier temps, les agents pouvaient rarement intervenir.

Elle a changé d'avis concernant le programme pilote — dont la ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Josie Osborne, a annoncé mercredi qu'il ne serait pas prolongé — et Mme Wilson indique que la police de la province ne l'appuie plus.

En 2024, face aux pressions exercées par la police, le gouvernement a fait modifier l'exemption prévue par la loi fédérale sur les drogues afin de limiter la possession aux domiciles privés, aux lieux d'hébergement légal pour les personnes en situation d'itinérance et aux cliniques de soins de santé désignées.

Selon Mme Wilson, ces changements «ont véritablement redonné aux policiers les pouvoirs» d'intervenir et elle ne s'attend pas à une augmentation des arrestations une fois la décriminalisation terminée.

«En réalité, les policiers n'interviennent pas dans les résidences privées pour arrêter les gens pour simple possession de drogues illicites. Nous n'en avons pas le droit», a-t-elle dit.

«Bon nombre de ces établissements de santé bénéficient déjà d'une exemption en vertu de l'article 56, a-t-elle ajouté. Nous n'irions pas dans un site de consommation supervisée pour arrêter des personnes qui consomment des drogues illicites. Par conséquent, les rares cas où l'exemption actuelle aurait encore un impact sur les services policiers sont extrêmement rares.»

La position publique de Mme Wilson sur la décriminalisation a connu un changement majeur en 2024, lorsqu'elle a témoigné devant un comité parlementaire fédéral au sujet des difficultés rencontrées par les policiers face à la «consommation problématique de drogues».

«Si une famille est à la plage et qu'une personne fume du crack à côté d'elle, ce n'est pas une affaire qui relève de la police, car une plage ne fait actuellement pas exception à l'exemption», avait-elle dit à l'époque.

Ashley Joannou, La Presse Canadienne

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