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L’accès au logement se détériore plus rapidement dans la région de Montréal

durée 10h56
4 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — L’accès au logement dans la région de Montréal demeure relativement plus abordable par rapport aux autres métropoles, mais la situation se détériore plus vite qu’ailleurs, selon un rapport commandé par Centraide du Grand Montréal.

C’est la grande conclusion d’une étude de la firme McKinsey réalisée de manière pro bono à la demande de la fondation et dévoilée lundi dans le cadre Forum stratégique sur les grands projets de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Le portrait se détériore avec l’augmentation accélérée du coût des loyers, le ralentissement des mises en chantier, la rareté des logements abordables pour les familles et l’aggravation de l’itinérance visible.

Le loyer moyen a bondi de 35 % dans la région métropolitaine entre 2018 et 2023. Dans la ville de Montréal, la hausse est de 30 %.

La détérioration est relativement similaire dans les autres grandes métropoles canadiennes, comme Toronto et Vancouver, mais la progression est plus rapide qu’à New York, à 21 %, par exemple.

Près de 17 % des ménages montréalais n’ont d’ailleurs pas suffisamment d’argent pour vivre dignement une fois qu’ils ont payé leur loyer.

Centraide plaide en faveur d’une augmentation des investissements en logement social.

La part du logement subventionné reste modeste à Montréal, soit 6,7 % en 2023. La grande région métropolitaine est au bas de l’échantillon, à 4,8 %.

En comparaison, cette proportion est de 16,3 % à Boston et de 8,2 % à Vancouver.

Reconnue pour son modèle de déploiement du logement social à grande échelle, la ville de Vienne, en Autriche, trône au sommet de la liste à 27,5 %.

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

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