L'APN demande de criminaliser le négationnisme entourant les pensionnats autochtones

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Les chefs des Premières Nations affirment que le gouvernement fédéral permet l'existence du négationnisme concernant les pensionnats pour Autochtones en refusant d'en faire une infraction pénale.
À l'occasion de l'assemblée générale de l'Assemblée des Premières Nations cette semaine à Ottawa, les chefs ont adopté une résolution d'urgence appelant le gouvernement fédéral à criminaliser le négationnisme concernant les pensionnats pour Autochtones en le qualifiant de discours haineux.
Le chef David Monias, de la Première Nation crie de Pimicikamak, affirme que la vérité n’est pas facultative et que la réconciliation ne peut exister sans elle.
Il souligne qu’il existe une documentation abondante sur les abus commis par ces institutions à l’encontre des enfants des Premières Nations et que les efforts visant à minimiser cette histoire déforment la vérité.
Plus de 150 000 enfants autochtones ont été contraints de fréquenter ces pensionnats, dont le dernier a fermé ses portes en 1996.
On estime à 6000 le nombre d’enfants décédés dans ces établissements, bien que les experts estiment que le chiffre réel pourrait être bien plus élevé.
Alessia Passafiume, La Presse Canadienne