La cheffe de l'APN demande à l'ONU de condamner le gouvernement de la C.-B.

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — La cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations a appelé les Nations unies à condamner la tentative «rétrograde» du gouvernement du premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, de modifier ou suspendre certaines dispositions d'une loi historique sur les droits des Autochtones.
Cette loi, fondée sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, a été critiquée par le gouvernement Eby après avoir été invoquée dans une décision de justice rendue contre la province.
M. Eby a déclaré que le jugement rendu en décembre démontrait que la loi exposait la province à un risque juridique important.
Après avoir changé plusieurs fois de position au cours du mois dernier quant à la suspension ou la modification de certaines parties de la loi, M. Eby a affirmé lundi qu’il travaillerait avec les Premières Nations pour trouver une solution.
La cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak a soutenu mardi devant l'Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones que les droits des Premières Nations sont protégés par le droit international régissant les droits de la personne et ne peuvent être suspendus, modifiés ou mis en suspens par aucun gouvernement.
«Nous sollicitons votre soutien et votre condamnation des décisions rétrogrades de la Colombie-Britannique», a déclaré Mme Woodhouse Nepinak.
«La réconciliation et le respect de la Déclaration des Nations unies exigent des négociations de bonne foi avec les Premières Nations.»
Alessia Passafiume, La Presse Canadienne