La GRC enquête sur le motif du tireur qui a fait 1 mort et 1 blessé en Saskatchewan

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Par La Presse Canadienne, 2026
PELICAN NARROWS — La GRC s'efforce de déterminer le mobile d'un tireur qui a tué une femme et blessé grièvement un homme dans une communauté isolée du nord de la Saskatchewan.
L'homme a ouvert le feu lundi près du centre de santé de Pelican Narrows, à 500 kilomètres au nord-est de Saskatoon.
À leur arrivée, les agents ont trouvé la femme et l'homme à des endroits différents sur la même route, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC). La femme est décédée sur place et l'homme a été transporté à l'hôpital.
Les habitants ont reçu l'ordre de rester chez eux, et un suspect a été arrêté dans une maison cinq heures plus tard.
L'inspectrice Ashley St. Germaine a affirmé mardi qu'aucune accusation n'avait encore été portée contre le suspect.
Une autre personne avait été placée en détention préventive, mais a été relâchée sans qu'aucune accusation ne soit retenue contre elle, a-t-elle ajouté.
Mme St. Germaine a soutenu qu'elle ne pensait pas que le suspect ait agi par hasard, mais elle ne pouvait pas confirmer la raison derrière cet acte. «Cela fait partie de l'enquête et c'est une question à laquelle nous allons nous efforcer de répondre», a-t-elle indiqué.
Mme St. Germaine a également spécifié qu’elle ne pouvait pas fournir de détails sur l’arme à feu utilisée.
La GRC demande aux habitants de se manifester s'ils ont des informations concernant cette attaque à l'arme à feu. «Les témoignages oculaires seront essentiels pour apporter des réponses aux victimes et à leurs familles», a mentionné l'inspectrice.
Ce drame s'est produit moins de deux semaines après un homicide dans cette petite communauté.
Un message publié sur la page Facebook de la Première Nation crie de Peter Ballantyne indiquait que ce meurtre avait donné lieu à une réunion d'urgence des responsables locaux afin de discuter d'une «crise de sécurité publique qui s'aggrave».
Le surintendant en chef de la GRC, Murray Chamberlin, a déclaré que les crimes violents dans la région de Pelican Narrows avaient augmenté de 49 % au cours de la dernière décennie.
Il a ajouté que ce chiffre ne reflétait pas toute la réalité et que des enjeux complexes de santé mentale et de toxicomanie sont également en jeu.
«Nous avons activement rencontré et travaillé avec la communauté pour trouver des solutions à long terme», a raconté M. Chamberlin.
Un avis publié lundi par la Première Nation indiquait que le bureau de la bande et les écoles locales seraient fermés pour le reste de la semaine en raison de la tragédie. L'accès au centre de santé est également limité aux personnes souffrant de pathologies graves.
Le Dr John-Michael Stevens, qui exerce à la clinique depuis neuf ans, a déclaré que le personnel — et la communauté dans son ensemble — était sous le choc.
Ce genre de drame commence à devenir courant, a-t-il estimé. «Je pense que ce qui effraie les gens, c’est que ce n’est qu’une question de temps avant qu’une tragédie de grande ampleur ne se produise», a-t-il ajouté.
Le Dr Stevens, qui vit à Saskatoon, a dit avoir pris connaissance du tireur actif par une alerte sur son téléphone portable alors qu’il recevait un patient dans une autre clinique à Sandy Bay, en Saskatchewan, à 70 kilomètres au nord-est de Pelican Narrows.
Alors que la GRC a indiqué que les coups de feu avaient retenti près de la clinique, les premières informations suggéraient qu'ils s’étaient produits à l’intérieur de celle-ci. «Ça m’a un peu secoué», a reconnu le Dr Stevens.
La clinique dessert principalement les habitants de Pelican Narrows, a-t-il précisé. En temps normal, jusqu’à 50 membres du personnel y travaillent, et les patients vont et viennent.
La communauté elle-même est composée de «personnes fortes, compatissantes et résilientes», mais les récents actes de violence sont en train de transformer la région, a-t-il constaté.
«Je ne me sens généralement pas en danger quand je me promène dehors, mais je sais que c’est le cas des membres de la communauté. Cette communauté de personnes résilientes est en train de s’effondrer.»
— Par Aaron Sousa et Jack Farrell à Edmonton
La Presse Canadienne