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La guerre en Iran complique les perspectives de la Banque du Canada

durée 06h00
14 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — La guerre au Moyen-Orient ajoute une nouvelle source d’incertitude pour la Banque du Canada, alors que les responsables de la politique monétaire s’apprêtent à prendre mercredi leur deuxième décision de l’année concernant les taux d’intérêt.

La banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25 % en janvier et avait alors indiqué qu’elle était satisfaite du niveau des taux pour contenir l’inflation et aider l’économie à faire face aux droits de douane américains.

Mais la flambée des prix mondiaux de l’énergie, liée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, va compliquer le tableau de l’inflation pour la Banque du Canada, qui examinera lundi les nouveaux chiffres de l’indice des prix à la consommation pour février.

Doug Porter, économiste en chef à la BMO, s’attend à ce que l’inflation annuelle ait baissé en février, mais il prévoit une remontée de ces chiffres dans les mois à venir, car la hausse des prix à la pompe affecte les automobilistes et alourdit les coûts de transport des denrées alimentaires.

Par ailleurs, des données récentes de Statistique Canada ont montré que l’économie s’est contractée au quatrième trimestre de 2025, tandis que le marché du travail a perdu 84 000 emplois le mois dernier.

M. Porter estime que la Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur inchangé face à la hausse des prix de l’énergie et à l’incertitude persistante sur le front commercial américain, mais il se dit plus enclin à une baisse des taux qu’à une hausse compte tenu de la récente faiblesse économique.

Craig Lord, La Presse Canadienne

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