Le Canada appelé à parler ouvertement des questions sécuritaires concernant l'Inde

Temps de lecture :
1 minute
Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Un ancien conseiller en matière de sécurité nationale et de renseignement auprès du gouvernement fédéral estime qu'il est «peu crédible» de laisser entendre que l'Inde a cessé son ingérence dommageable dans les affaires canadiennes.
Vincent Rigby, qui enseigne désormais à l'université McGill, estime que le Canada doit trouver un équilibre entre critiquer ouvertement l'Inde et prétendre que les menaces à la sécurité nationale n'existent plus, alors que les deux pays tentent de reconstruire leurs relations.
Interrogé lors d'un point presse avec des journalistes sur la question de savoir si des agents agissant pour le compte de l'Inde sont actuellement impliqués dans des actes d'extorsion ou des menaces violentes au Canada, un responsable fédéral a déclaré cette semaine qu'Ottawa était convaincu que ce type d'activité n'avait plus lieu.
Les commentaires de ce fonctionnaire, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, ont suscité un scepticisme généralisé.
M. Rigby doute également du fait que l'Inde aurait soudainement abandonné ses tactiques de répression transnationale au Canada.
Stewart Prest, politologue à l'Université de Colombie-Britannique, affirme que la détermination de Mark Carney à rétablir de bonnes relations avec l'Inde risque de créer un «fossé de crédibilité» entre les déclarations du gouvernement et ce que constatent les Canadiens.
Jim Bronskill, La Presse Canadienne