Le Parc Six Flags Montréal a contrevenu aux dispositions anti-scabs, juge le Tribunal

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Par La Presse Canadienne, 2026
Le Parc Six Flags Montréal a contrevenu aux dispositions anti-scabs du Code du travail, en ayant recours à des régisseurs audiovisuels pour effectuer des tâches des travailleurs en lock-out.
En concluant ainsi, le Tribunal administratif du travail a donné raison à la section locale de l'Alliance internationale des employés de scène de théâtre (AIEST), qui avait demandé l'émission d'une ordonnance permanente enjoignant à l'employeur de se conformer à ces dispositions.
L'employeur avait reconnu que les fonctions confiées temporairement à ces régisseurs relevaient normalement des techniciens de scène. Mais il soutenait que ces régisseurs étaient des cadres et qu'ils avaient été embauchés avant la phase de négociation — ce qui ne contreviendrait pas aux dispositions qui interdisent le recours à des travailleurs de remplacement pendant une grève ou un lock-out.
Le Tribunal devait donc déterminer si ces régisseurs audiovisuels étaient des salariés ou bien des cadres.
Après avoir analysé leurs fonctions et avoir entendu la preuve, le Tribunal a toutefois jugé qu'ils n'étaient pas des cadres, mais bien des salariés.
«L’autorité dont ils jouissent n’est pas de nature hiérarchique, mais professionnelle. Les attributs découlant de cette autorité ne suffisent pas à les priver d’un statut de salarié. En conséquence, leur travail de remplacement est prohibé», a conclu le Tribunal.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne