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Le plan d'intervention lié à la chaleur n'est pas activé à Montréal

durée 11h53
30 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Les températures seront tout juste en dessous des seuils pour pouvoir mettre en place la phase d'intervention du plan d'urgence lié à la chaleur à Montréal. La Direction régionale de santé publique de Montréal veut quand même rappeler les mesures de précautions, car la première canicule a souvent plus de conséquences sur la santé de la population.

Le plan d'urgence pour la chaleur accablante ou extrême comprend plusieurs niveaux, dont les niveaux alerte et intervention. Selon les prévisions météorologiques actuelles, les conditions pour atteindre le niveau d'intervention ne sont pas remplies. Il s'agit d'avoir en moyenne une température de 33 degrés Celsius pendant trois jours et que les nuits dépassent les 20 degrés Celsius.

Pour l'instant, Environnement Canada prévoit de mercredi à samedi des maximums entre 30 et 33 degrés Celsius et des minimums nocturnes entre 20 et 23 degrés Celsius, par ailleurs avec des valeurs d’humidex entre 40 et 44.

«Avec les prévisions actuelles, on n'atteint pas tout à fait les critères, a indiqué en conférence de presse le directeur médical adjoint à la Direction régionale de santé publique de Montréal, Dr David Kaiser. Ceci dit, on est tôt dans la saison, alors on sait que d'un point de vue impact sur la santé des gens, des épisodes de chaleur qui arrivent plus tôt dans la saison sont plus difficiles parce que nos corps sont moins habitués.»

La chaleur tue des centaines de Québécois chaque année. À l'été 2025, selon les derniers chiffres de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 628 décès attribués à la chaleur ont été recensés au Québec, dont la majorité dans la région de Montréal.

Les personnes les plus vulnérables sont les personnes en situation d'itinérance. Le Dr Kaiser appelle à la tolérance pour ces individus qui tentent de se rafraîchir comme ils peuvent.

Les enfants en bas de 4 ans, les aînés de 65 ans et plus ainsi que les personnes atteintes d’une maladie chronique sont également plus à risque des effets néfastes de la chaleur.

«On le répète depuis des années, les personnes aînées, les personnes qui sont isolées, les personnes souffrant déjà de maladies chroniques, mais aussi, c'est peut-être moins connu, certains médicaments [...] par exemple pour certains problèmes de santé mentale, aussi certains médicaments pour des maladies du cœur ou l'hypertension, vont modifier la façon qu'on ressent la chaleur ou que notre corps réagit», explique le Dr Kaiser.

Pour la population générale, on évite de faire des activités physiques intenses à l'extérieur, comme d'aller courir, car les coups de chaleur sont fréquents dans ces conditions. On boit beaucoup d'eau, on tente de rester dans un endroit frais ou de chercher de l'ombre.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

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