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Les millénariaux deux fois plus susceptibles de vivre chez leurs parents

durée 17h15
6 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Une nouvelle analyse de Statistique Canada révèle que les millénariaux qui étaient âgés de 25 à 39 ans en 2021 sont près de deux fois plus susceptibles de vivre chez leurs parents que ne l'étaient les baby-boomers au même âge.

Selon les données du recensement, 16,3 % des millénariaux vivaient avec au moins un de leurs parents en 2021, contre 8,2 % des baby-boomers en 1991.

L'agence indique que la proportion de millénariaux vivant chez leurs parents était la plus élevée à Toronto et à Vancouver, les deux marchés immobiliers les plus chers du pays.

Pour les personnes âgées de 25 à 29 ans, la tendance à vivre chez ses parents s'est considérablement accentuée.

Le taux de millénariaux âgés de 25 à 29 ans vivant chez leurs parents a doublé à l'échelle nationale pour atteindre 31,1 % en 2021, contre 15,7 % en 1991.

Ce chiffre est encore plus élevé à Toronto et à Vancouver, dépassant les niveaux nationaux. À Toronto, 48,6 % des millénariaux vivaient chez leurs parents en 2021, contre 21,8 % en 1991. À Vancouver, ce chiffre est passé à 36,9 %, contre 16,7 % il y a trente ans.

«Ces résultats peuvent indiquer que les problèmes d’abordabilité du logement ont une incidence sur le moment du départ du domicile parental, mais qu’un certain rattrapage pourrait également se produire vers la fin de la trentaine en ce qui concerne la formation des familles et des ménages», indique le rapport.

Statistique Canada observe une augmentation progressive de la proportion de jeunes adultes vivant chez leurs parents et sans conjoint, partenaire ou enfant.

Le rapport a examiné les données du recensement pour le groupe des 25-39 ans en 1991, 2006 et 2021, qui correspondait approximativement aux baby-boomers, à la génération X et aux millénariaux.

En tenant compte du fait que les jeunes Canadiens vivent désormais plus longtemps chez leurs parents, l'agence a indiqué que les millénariaux affichaient toujours un taux d'accession à la propriété plus faible en 2021 par rapport aux générations précédentes.

Elle a indiqué que 49,9 % des millénariaux étaient propriétaires de leur logement en 2021, contre 56,2 % en 2006 et 55,9 % en 1991.

Cette tendance s’est confirmée dans les huit grandes agglomérations du pays. La baisse du taux d’accession à la propriété chez les millénariaux était particulièrement marquée à Halifax, Toronto, Winnipeg et Vancouver.

Parmi les millénariaux propriétaires, la proportion de ceux possédant une maison individuelle était également plus faible que chez les générations précédentes.

Par exemple, la proportion de baby-boomers âgés de 25 à 39 ans propriétaires d’une maison individuelle à Vancouver était de 36,3 % en 1991. Ce taux était tombé à 12,2 % en 2021 pour les millénariaux.

Statistique Canada suggère que l'évolution du marché immobilier chez les jeunes Canadiens s'inscrit dans un changement sociétal plus large: ils poursuivent leurs études plus longtemps, entrent plus tard sur le marché du travail, se marient plus tard et achètent une maison lorsqu'ils ont accès au modèle traditionnel du ménage à double revenu.

Le fait que de plus en plus de millénariaux vivent plus longtemps chez leurs parents «n’est pas uniquement attribuable aux difficultés plus récentes en matière d’abordabilité du logement qui ont été observées dans certaines des plus grandes villes du Canada», a affirmé l’agence.

Par ailleurs, le report de ces étapes importantes a été en partie compensé par l’allongement de l’espérance de vie des jeunes générations.

Statistique Canada a indiqué qu’il y avait eu une baisse notable de la proportion de Canadiens vivant avec un conjoint, un partenaire ou un enfant, passant de 74,4 % en 1991 à 62,8 % en 2021.

Cependant, certains signes indiquent que les millénariaux franchissaient certaines étapes traditionnelles vers la fin de la trentaine, ce que Statistique Canada a qualifié de «rattrapage».

En 2021, les millénariaux âgés de 25 à 29 ans étaient 31 % moins susceptibles de vivre avec un conjoint, un partenaire ou un enfant que les baby-boomers en 1991. Toutefois, l'écart relatif entre les deux générations est tombé à 7,2 % lorsqu'on compare les millénariaux âgés de 35 à 39 ans à leurs homologues baby-boomers.

La Presse Canadienne

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