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Les universités n'auront pas d'aide fédérale face à la baisse des étudiants étrangers

durée 17h17
30 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — La ministre canadienne de l'Immigration a indiqué que les universités et les collèges qui ont du mal avec leurs finances après les coupes fédérales dans le programme pour les étudiants étrangers devront se tourner vers leurs gouvernements provinciaux pour obtenir une aide financière.

Lena Metlege Diab a expliqué vendredi à Halifax que le boom de l'immigration post-pandémique a aidé les employeurs qui avaient du mal à trouver de la main-d'œuvre, mais qu'il a également exercé une pression insoutenable sur le système de santé, le logement et d'autres services, ce que les Canadiens ont remarqué. Elle affirme désormais que le gouvernement doit trouver un meilleur équilibre, notamment en limitant le nombre d'étudiants internationaux.

Le nombre d'étudiants étrangers au Canada est passé de plus d'un million au début de 2024 à environ 700 000 en novembre 2025, a déclaré la ministre.

«Nous sommes sur la voie de la stabilité et de la prévisibilité, ce que nous avions promis au secteur, et nous honorerons cet engagement en 2026 et 2027 afin de garantir leur réussite. En ce qui concerne le soutien financier et autres, je leur recommanderais de contacter les provinces», a-t-elle déclaré aux journalistes.

Elle a ajouté que le Canada délivrerait environ 408 000 permis d'études l'année prochaine, ce qui devrait entraîner de nouvelles réductions à mesure que les étudiants internationaux actuels obtiendront leur diplôme.

La ministre a fait remarquer que certains étudiants étrangers ne suivaient même pas de cours et cherchaient simplement un moyen d'entrer dans le pays.

«Nous avons entendu beaucoup de commentaires de la part d'étudiants qui n'obtenaient pas ce qu'ils pensaient obtenir», a indiqué Mme Diab devant un public réuni lors d'un déjeuner organisé par la Chambre de commerce de Halifax. «Très franchement, dans d'autres régions du pays (...) il y a eu beaucoup de fraudes de la part de recruteurs internationaux qui ont fait venir trop de gens ici.»

Les universités de tout le pays sont confrontées à une baisse du nombre d'étudiants étrangers, qui paient généralement des frais de scolarité beaucoup plus élevés que les étudiants canadiens.

Cette semaine, par exemple, l'université Memorial de Terre-Neuve a annoncé la vente de plusieurs bâtiments, dont son campus en Angleterre, afin de réduire ses dépenses de plus de 20 millions $. Mme Diab a affirmé qu'elle comprenait les préoccupations des établissements d'enseignement supérieur, mais a ajouté que les gouvernements provinciaux étaient responsables de toute aide financière dont le secteur avait besoin.

La ministre a déclaré que le Canada souhaitait que le nombre de résidents non permanents dans le pays, un groupe qui comprend les étudiants étrangers ainsi que les travailleurs étrangers temporaires, passe sous la barre des 5 % de la population totale. Elle a précisé que ce chiffre s'élevait à 6,8 % à la fin du mois d'octobre, contre 7,6 % un an plus tôt.

Mme Diab a indiqué qu'elle avait supprimé le plafond imposé aux doctorants et aux étudiants diplômés, ainsi qu'à leurs familles, pour 2026 afin de contribuer à la réalisation des objectifs économiques du Canada.

«Nous reconnaissons que nous avons besoin d'eux ici pour faire croître notre économie, a-t-elle affirmé. Et nous reconnaissons également que lorsque vous venez en tant qu'étudiant diplômé ou doctorant, c'est évidemment dans ce but. Je pense donc que c'est un excellent début pour l'instant.»

La Presse Canadienne

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