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Mort de Nooran Rezayi: le DPCP suspend les poursuites contre 11 jeunes

Mort de Nooran Rezayi: le DPCP suspend les poursuites contre 11 jeunes
Photo: La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) met sur pause les procédures intentées à l'encontre de onze jeunes visés par des accusations découlant d'une enquête sur les événements qui ont précédé la mort de Nooran Rezayi, un adolescent abattu par un policier à Longueuil en septembre dernier.

Cette enquête était menée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), à la demande du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

Le BEI, quant à lui, était chargé d'enquêter sur l'interaction entre les policiers de Longueuil et Nooran Rezayi, qui a conduit à la mort de l'adolescent de 15 ans.

En juin, le SPVM a annoncé le dépôt de plusieurs chefs d'accusation visant quatre jeunes hommes et sept adolescents, qui, au moment des faits, étaient tous d'âge mineur.

Après le dépôt de ces accusations, le DPCP a affirmé avoir obtenu de «nouveaux éléments» qui ont soulevé «une question juridique complexe».

«Afin de pouvoir procéder à l'analyse approfondie de cette question et aux consultations requises, le DPCP doit déposer un nolle prosequi dans le dossier des 11 adolescents en vue de déterminer la suite des procédures», a expliqué le DPCP par voie de communiqué.

Le nolle prosequi est une disposition prévue au Code criminel qui permet au procureur d'arrêter immédiatement les procédures enclenchées contre un accusé. Le DPCP aura une fenêtre d'un an pour relancer l'affaire, au terme de laquelle «les procédures sont réputées n’avoir jamais été engagées».

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Les accusations déposées variaient d'un jeune à l'autre, mais comprenaient des accusations de complot d'enlèvement, complot de séquestration, complot de voies de fait, port d'un déguisement dans un dessein criminel, possession d'armes dans un dessein dangereux, attroupement illégal et non-respect de diverses ordonnances, avait révélé le SPVM lors d'une conférence de presse en juin.

Le groupe devait comparaître devant la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec du district judiciaire de Longueuil.

Le DPCP n'a pas expliqué la nature de la question juridique soulevée ni des nouveaux éléments qui ont chamboulé le dossier «afin de ne pas nuire à une éventuelle reprise des procédures», peut-on lire dans le communiqué.

Le 21 septembre 2025, des patrouilleurs du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) répondaient à un appel au 911 concernant un groupe de jeunes potentiellement armés dans un lieu public. C'est au cours de cette intervention que l'un des policiers a mortellement tiré sur Nooran Rezayi.

Le BEI, dont l'enquête ne porte que sur cette interaction, a remis en mars son rapport au DPCP. Ce rapport n'a pas été rendu public.

Selon les premières informations dévoilées par le BEI, la seule arme à feu saisie sur les lieux appartenait à un policier.

La Presse Canadienne