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Noyades: la Société de sauvetage appelle le gouvernement à soutenir son programme

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5 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — À l'approche des prochaines élections provinciales et alors que deux personnes se seraient noyées après être tombées dans le canal de Lachine samedi soir, la Société de sauvetage demande au prochain gouvernement de pérenniser son programme «Nager pour survivre» qui permet d'apprendre la natation. Elle insiste également sur la nécessité d'accroître la prévention sur les noyades dans plusieurs langues auprès des nouveaux arrivants, qui seraient encore surreprésentés dans ces drames.

«On espère que le prochain gouvernement puisse assurer la pérennité de cette formation, car, selon le coroner, c’est en investissant sur les jeunes élèves» qu'on pourra éviter de nombreuses noyades dans le futur, explique le directeur général et porte-parole de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins. «On le voit, un enfant sur deux est à risque de noyade, car il ne sait pas nager.»

Bien que le nombre de noyades dans la province est à ce jour semblable à celui de l'an passé, avec 22 noyades recensées en 2026, la Société de sauvetage note toutefois une hausse importante des noyades dans les rivières, pour 60 % d'entre elles, contre 27 % en 2025.

«On a une méconnaissance des forces de la rivière et des fois, nos rivières nous semblent attractives, car elles nous paraissent calmes à la surface (...), mais des fois, nos courants sont aussi forts, sinon plus que durant la crue printanière, c'est juste que les volumes d'eau sont plus bas», explique M. Hawkins, qui conseille de privilégier les rivières aménagées avec une plage.

Il rappelle également l'importance de ne pas se baigner seul, car, selon lui, la moitié des personnes qui se noient au Québec l'étaient.

«Près de l'eau, sur l'eau, et dans l'eau ne soyez jamais seuls», martèle-t-il.

M. Hawkins se dit également préoccupé de voir cette année des cas impliquant de jeunes adultes qui perdent la vie dans des piscines résidentielles.

«La plupart du temps (pour ce qui des piscines résidentielles), ce sont de jeunes enfants en bas de six ans ou des personnes plus âgées avec des troubles neurocognitifs», dit-il. Ces cas montrent selon lui la nécessité de conscientiser la population quant à sa réelle capacité à savoir nager.

Surestime-t-on la capacité de nager ?

La Société de sauvetage note une surreprésentation des nouveaux arrivants de plus en plus prononcée dans les cas de décès par noyade. Elle explique être en contact avec des organismes communautaires qui interviennent auprès de ces personnes, pour appuyer les messages de prévention et les inciter à apprendre à nager.

«Les organismes se rendent compte que la plupart de leurs bénéficiaires savent se baigner, mais rarement nager», ajoute M. Hawkins.

Pour lui, il est impératif de développer ainsi que de mettre à disposition des nouveaux arrivants du matériel de sensibilisation et de prévention dans leur langue maternelle.

Alors que les données du Centre de recherche sur la prévention de la noyade du Canada montrent que plus de la moitié des décès par noyade accidentelle implique une tentative de sauvetage, les deux tiers des victimes ayant voulu porter secours n'étaient pas formés.

La Société de sauvetage explique que la meilleure attitude à adopter pour venir en aide à une personne en difficulté dans l'eau est de trouver un objet qu'il est possible de tendre à la personne afin qu'elle puisse s'y agripper.

Deux potentielles victimes à Lachine

Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a expliqué dimanche matin être intervenu la veille peu avant minuit pour porter secours à deux personnes tombées dans le canal de Lachine, à la hauteur du parc René-Lévesque.

«Une des deux personnes serait tombée à l’eau et la seconde aurait tenté de lui porter secours, indique le communiqué du SIM. Nous ne disposons cependant d’aucun renseignement supplémentaire quant aux circonstances exactes de l’événement.»

Le sonar d’une des embarcations du SIM aurait permis de localiser les deux victimes et de les récupérer avant d'être prises en charge et transportées par Urgences santé.

Le SIM explique n'être pour le moment pas en mesure de confirmer le décès des victimes ainsi que leur âge et sexe.

Deux embarcations du SIM et une de la Garde côtière canadienne se seraient relayées pendant l’opération qui s'est terminée aux alentours de 2 h au petit matin.

À la suite de cet appel, les ressources du SIM se sont dirigées sur les lieux. Les recherches ont été effectuées conjointement par deux embarcations du SIM et une embarcation de la Garde côtière canadienne, qui se sont relayées pendant l’opération.

Quentin Dufranne, La Presse Canadienne

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