Ottawa sommé de sévir contre le travail forcé d'entreprises canadiennes à l'étranger

Temps de lecture :
1 minute
Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Un groupe multipartite de parlementaires exhorte Ottawa à redoubler d'efforts pour empêcher les entreprises canadiennes de tirer profit de l'esclavage dans le cadre de leurs activités à l'étranger et par le biais de leurs importations.
Le Parlement a adopté en 2023 la Loi sur les chaînes d'approvisionnement, qui impose aux entreprises canadiennes et aux institutions gouvernementales de rendre compte chaque année des mesures qu'elles ont prises pour prévenir ou réduire le recours au travail des enfants ou au travail forcé.
La clinique de justice internationale et des droits de la personne de l'Université de la Colombie-Britannique indique qu'une analyse de 119 de ces rapports ne contenait que des formulations vagues concernant les efforts des entreprises pour éliminer cette pratique.
Des députés et des sénateurs ont tenu mardi une conférence de presse sur la Colline du Parlement pour présenter cette étude et demander des améliorations.
Ils ont également exhorté le gouvernement à fixer un calendrier pour la nomination d'un nouveau responsable fédéral de la surveillance des entreprises. Ce poste est vacant depuis près d'un an.
Le Comité des droits de l'homme des Nations unies a exhorté le Canada à pourvoir ce poste et le groupe de l'Université de la Colombie-Britannique affirme que les enquêtes menées par ce bureau sont au point mort depuis un an.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne