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PolySeSouvient réitère qu'il faut cesser la vente de carabines semi-automatiques SKS

durée 06h00
25 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — PolySeSouvient, un important groupe de défense du contrôle des armes à feu, réitère son appel en faveur d'un arrêt immédiat des nouvelles ventes de carabines SKS à la suite de la fusillade survenue cette semaine à Montréal.

La police n’a pas encore identifié le type d’arme utilisée par le tireur qui a ouvert le feu lundi dans le quartier Côte-des-Neiges, mais des images circulant sur Internet montrent qu'il semblait s'agir d'un SKS.

Dans un communiqué publié jeudi, PolySeSouvient exhorte le gouvernement fédéral à suspendre les nouvelles ventes de SKS, affirmant que cela comblerait une lacune évidente et enverrait un signal clair.

Depuis mai 2020, Ottawa a interdit environ 2500 types d’armes à feu au motif qu’elles n’ont leur place que sur un champ de bataille. Il n’a toutefois pas interdit le SKS, qui est couramment utilisé dans les communautés autochtones pour la chasse de subsistance.

Le SKS a pourtant été utilisé pour tuer des policiers et lors d’autres fusillades très médiatisées ces dernières années.

Ottawa affirme mener actuellement un vaste examen du régime canadien de classification des armes à feu, qui inclura des consultations avec les communautés autochtones au sujet du SKS.

PolySeSouvient réclame un «calendrier précis et accéléré» pour les consultations et les mesures réglementaires concernant les SKS déjà en circulation.

«Le rythme actuel est indéfendable et aucun échéancier n’a été annoncé, dénonce PolySeSouvient. Ces armes restent largement disponibles, sont régulièrement associées à des actes de violence et font l’objet d’une indulgence qu’elles ne méritent pas.»

Ottawa a mis en place un programme d’indemnisation destiné aux propriétaires d’armes à feu interdites qui remettent ou désactivent leurs armes.

Dans l’état actuel des choses, les propriétaires qui déclarent leurs armes à feu interdites dans le cadre du programme de rachat «peuvent utiliser l'argent public pour acheter un nouveau SKS», déplore PolySeSouvient.

«Ce n'est pas ça, la sécurité publique. C'est une mascarade financée par les contribuables qui permet à cette même menace mortelle de rester sur le marché canadien, bien que sous un autre nom.»

La fusillade de lundi a coûté la vie à Mohamed Lamine Benredouane, un policier de 34 ans, ainsi qu'à Michel Moshe Mizrahi, un citoyen de 68 ans. Le tireur a été abattu. Une policière a aussi subi des blessures sérieuses.

— Avec des informations de Jim Bronskill à Ottawa

La Presse Canadienne

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