Procès Stronach: un enquêteur témoigne que la police a été «limitée» dans son enquête

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Par La Presse Canadienne, 2026
TORONTO — L'enquêteur principal dans le dossier d'agression sexuelle contre Frank Stronach affirme que la police était «limitée» dans ses moyens d'enquête sur les allégations visant l'homme d'affaires milliardaire.
L'enquêteur Gabe Di Nardo, de la police régionale de Peel, est interrogé par la défense au sujet de l'enquête qui a conduit à l'accusation de Stronach pour de multiples infractions sexuelles en 2024.
L'avocate de la défense, Leora Shemesh, a demandé mercredi matin à l'agent s'il avait simplement pris les allégations des plaignantes au pied de la lettre ou s'il avait entrepris des démarches pour «vérifier leur véracité».
L'enquêteur a déclaré qu'il part généralement du principe que les gens disent la vérité, sauf s'il a des raisons de croire qu'ils mentent, ce qui n'était pas le cas dans cette affaire. Me Shemesh a alors suggéré qu'il n'avait rien fait pour vérifier.
M. Di Nardo a expliqué au tribunal que la police était «limitée à cet égard» compte tenu du temps écoulé depuis les incidents présumés et l'absence de preuves telles que des images de vidéosurveillance.
Il a reconnu que la police aurait pu demander d'autres documents, comme des dossiers d'emploi ou de logement, mais qu'elle ne l'avait pas fait.
Frank Stronach, devenu l'une des personnes les plus riches du Canada grâce à la fondation du conglomérat de pièces automobiles Magna International, a plaidé non coupable à 12 chefs d'accusation liés à des faits présumés remontant aux années 1970.
Depuis le début du procès le mois dernier, la poursuite a réduit le nombre de chefs d'accusation retenus et a annoncé lundi qu'il demandait désormais la condamnation pour sept chefs d'accusation concernant quatre plaignantes.
La Presse Canadienne