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Uber invite ses chauffeurs à contester les nouvelles exigences proposées par Halifax

durée 14h59
10 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Uber Canada redouble d'efforts pour empêcher la région d'Halifax d'imposer de nouvelles exigences en matière de permis aux services de covoiturage.

La porte-parole d'Uber Canada, Keerthana Rang, a publié vendredi une déclaration encourageant ses chauffeurs à contacter leurs conseillers régionaux pour se plaindre des propositions, qui seront présentées mardi au conseil municipal

«Halifax dispose déjà de l'un des cadres réglementaires les plus stricts du Canada en matière de covoiturage, a-t-elle indiqué dans sa déclaration. Les chauffeurs sont déjà titulaires d'un permis délivré par leur plateforme. Ils ont fait l'objet des mêmes vérifications d'antécédents que les chauffeurs de taxi et ont payé pour des inspections de véhicules — des mesures qui vont au-delà de ce qu'exigent la plupart des villes canadiennes et qui garantissent déjà la transparence et la sécurité.»

La déclaration de Mme Rang reprend les critiques formulées par Uber le mois dernier, lorsqu'un rapport du personnel au conseil municipal a recommandé que les exigences applicables à tous les services de transport à la demande soient alignées sur celles qui s'appliquent à tous les chauffeurs de taxi et de limousine.

La porte-parole d'Uber affirme que les changements proposés entraîneraient une formation redondante et des frais supplémentaires de 135 $ pour les chauffeurs Uber, ce qui se traduirait par un service plus coûteux pour les passagers et davantage de formalités administratives et de frais pour les chauffeurs.

Elle ajoute que les chauffeurs d’Uber devront payer 100 $ supplémentaires tous les deux ans après avoir satisfait aux exigences initiales.

Dans le cadre du système actuel, les chauffeurs de taxi doivent envoyer à la municipalité les résultats de leur formation et de leurs vérifications d'antécédents, qui comprennent la vérification du casier judiciaire, des allégations de maltraitance d'enfants et une vérification policière pour ceux qui travaillent avec des personnes vulnérables.

Bien que les chauffeurs de VTC soient soumis aux mêmes vérifications et formations, le rapport du personnel indique que la surveillance est actuellement assurée par des entreprises telles qu'Uber, et non par la municipalité.

Mme Rang a affirmé que le responsable des permis de la région a déjà le pouvoir de demander des documents aux chauffeurs Uber afin de déterminer s'ils respectent toutes les lois applicables. De plus, elle a déclaré qu'Uber est également soumis à des audits de conformité, mais que la région n'en a jamais demandé.

«Uber exhorte le conseil municipal à maintenir le cadre existant, qui est efficace, protège la sécurité, garantit la responsabilité des chauffeurs et réduit au minimum les formalités administratives inutiles», a soutenu Mme Rang.

Néanmoins, le rapport du personnel de la région indique que de nombreuses juridictions au Canada s'orientent vers des systèmes de licence qui exigent que tous les chauffeurs de VTC et de taxi suivent la même formation et se soumettent aux mêmes critères de sélection.

Par ailleurs, le rapport du personnel de la région recommande également de modifier la manière dont la municipalité réglemente les tarifs des taxis et des limousines. Le rapport indique que le système n'a pas suivi le rythme des défis créés par les services de transport à la demande, qui peuvent rapidement ajuster leurs prix pour attirer les clients.

Le rapport suggère d'introduire une approche semi-réglementée qui permettrait aux exploitants de taxis de fixer leurs propres tarifs. Mais il précise que ces tarifs doivent être approuvés par un organisme de réglementation.

La Presse Canadienne

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