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Un gouvernement du PQ serait «très proactif» sur la scène internationale, promet PSPP

durée 17h10
14 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Un éventuel gouvernement du Parti québécois (PQ) serait «très proactif» sur le plan des relations internationales, a promis le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, qui reproche à la Coalition avenir Québec (CAQ) d'avoir délaissé ce dossier au cours des dernières années.

M. St-Pierre Plamondon a été invité par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) à présenter sa vision du Québec face à différents enjeux mondiaux.

Devant un parterre d'environ 350 personnes, jeudi après-midi, le chef de la formation souverainiste a réitéré son engagement à doubler la taille du réseau diplomatique du Québec à l'étranger s'il prenait le pouvoir en octobre prochain.

Dans son allocution, M. St-Pierre Plamondon a reproché au gouvernement caquiste de ne pas avoir fait des relations internationales une priorité ces dernières années, entraînant, par exemple, «un ralentissement ou un affaiblissement de nos relations avec des pays comme la France», selon lui.

«C'est sûr qu'un gouvernement du Parti québécois va être très proactif en diplomatie en général, mais très, très proactif, et je dirais même courageux, dans le cadre de négociations qui peuvent affecter le Québec», a-t-il dit sur scène, lors d'un échange avec le chef de la division politique du journal «Le Devoir», Marco Bélair-Cirino.

M. St-Pierre Plamondon reproche au gouvernement caquiste d'avoir été «à la remorque» dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis. Il promet qu'un gouvernement péquiste agirait davantage «en prévention».

Le chef du PQ estime que l'ancien premier ministre François Legault «s'est largement désinvesti des missions internationales, surtout les missions diplomatiques. On en a vu très peu».

Environ deux semaines après son arrivée comme première ministre, Christine Fréchette s'est rendue à Washington le mois dernier. Cette fin de semaine, elle prévoit s'envoler vers Paris pour une mission.

Bien que d'accord avec ces voyages, le chef péquiste doute des résultats.

«C'est à l'image de tout le reste. On tente de faire en quelques semaines ce qu'on n'a pas fait pendant sept ans et demi. Et évidemment, avec la difficulté que les résultats ne s'inventent pas en quelques semaines», a-t-il affirmé en mêlée de presse.

«Ce que je viens de dire devant le CORIM, c'est que les relations internationales, elles sont utiles justement quand les plaques tectoniques bougent, mais elles requièrent de l'attention pendant plusieurs années. On n'invente pas des relations du jour au lendemain», a-t-il ajouté.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

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