Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une enquête sur l'extorsion mène à 17 arrestations dans la région du Grand Toronto

durée 17h11
25 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Dix-sept personnes font l'objet de plus de cent chefs d'accusation à la suite d'une enquête sur une série d'actes d'extorsion violents qui visaient principalement des commerces d'origine sud-asiatique dans la région du Grand Toronto.

La police régionale de Peel a expliqué qu'une opération conjointe impliquant les autorités provinciales, fédérales et américaines ayant commencé en décembre dernier avait permis de démanteler «une campagne coordonnée d'intimidation, de menaces et de violence croissante utilisée pour extorquer des fonds aux entreprises locales».

Plusieurs entreprises, notamment des restaurants et des sociétés de transport routier, ont été prises pour cible à plusieurs reprises après avoir refusé de se plier aux exigences des extorqueurs, a précisé la police.

La police a indiqué que lors d’un des incidents, deux personnes avaient tiré avec une arme et commis un incendie criminel dans une maison à Caledon, suivi quelques minutes plus tard par un deuxième événement armé visant une entreprise à Brampton.

Les enquêteurs ont déclaré que les 17 suspects étaient liés à 24 incidents au total, dont 16 sont liés à For Brothers, un réseau criminel international qui cible les chefs d’entreprise et les membres de la communauté sud-asiatique au Canada et aux États-Unis.

La police affirme que ce réseau criminel est à l'origine d'attaques contre la communauté sud-asiatique dans la région de Peel. Il serait également actif en Colombie-Britannique et aurait des liens avec la Californie.

«L'extorsion ne se limite pas à une seule région, mais s'étend à l'échelle nationale et internationale. Pour y faire face, une collaboration transfrontalière solide et un partage des renseignements entre les services sont indispensables», a déclaré le chef de la police régionale de Peel, Nishan Duraiappah, dans un communiqué.

«Nous sommes conscients de la peur et des préjudices que cela a causés, en particulier au sein de la communauté sud-asiatique, et nous restons déterminés à mettre un terme à ces crimes et à assurer la sécurité de nos communautés.»

La plupart des suspects sont originaires de l’Ontario, deux viennent de la Colombie-Britannique et un de Californie. Le groupe fait face à 106 chefs d’accusation au total.

La police a indiqué que six personnes inculpées dans le cadre de l’enquête pourraient faire l’objet de mesures d’immigration, y compris un éventuel renvoi du pays, une fois leurs procédures pénales terminées.

Elle a précisé que l'Agence des services frontaliers du Canada avait séparément arrêté et placé en détention six personnes pour des motifs d’inadmissibilité liés à l’immigration.

Trois des personnes détenues par l'ASFC ont été expulsées du Canada, deux sont sous la garde de l'agence et une a été libérée sous conditions par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, a précisé la police.

La Presse Canadienne

app-store-badge google-play-badge