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Une note du SCRS détaille les risques liés aux opérations d'espionnage international

durée 14h24
10 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Une note interne du Service canadien du renseignement de sécurité indique que permettre à l'agence de recueillir des renseignements à l'étranger lui permettrait de tirer parti de sa «présence et de son expertise existantes», mais pourrait également entraîner toute une série de problèmes.

La note indique que doter le SCRS des capacités d’un service de renseignement humain à l’étranger — à l’instar de la CIA américaine ou du MI6 du Royaume-Uni — pourrait soulever des préoccupations en matière de gouvernance, de responsabilité et de protection de la vie privée quant à la question de ce qui constitue une menace, en plus de la possibilité que des Canadiens soient pris pour cible.

La Presse Canadienne a utilisé la Loi sur l'accès à l'information pour obtenir cette note, qui a été rédigée par le SCRS en amont d'une table ronde organisée par des universitaires en juin dernier.

Parmi les personnes invitées à cette table ronde de trois heures à l’Université d’Ottawa figuraient d'anciens et d'actuels hauts responsables des services de renseignement ainsi que des universitaires s’intéressant à la sécurité et aux affaires internationales.

Magali Hébert, porte-parole du SCRS, a confirmé que le directeur des services de renseignement, M. Rogers, avait assisté à la réunion.

L'ancien conseiller en matière de sécurité nationale et de renseignement Vincent Rigby, l'un des organisateurs de la table ronde, a déclaré que le moment était venu de réexaminer la question de longue date de l'élargissement de la collecte de renseignements étrangers par le Canada en raison de la situation périlleuse dans le monde et du besoin croissant d'informations économiques.

Jim Bronskill, La Presse Canadienne

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