Opération séduction en Beauce auprès des chercheurs d’emploi
Une quarantaine de chercheurs d’emplois immigrants qui résident principalement dans la région de Montréal sont venus rencontrer aujourd’hui des employeurs de Saint-Georges et Beauceville dans le cadre d’une initiative de « La Beauce Embauche ».
Les candidats, sélectionnés au cours des dernières semaines par le Carrefour Jeunesse-Emploi Beauce-Sud et le Centre local de développement Robert-Cliche, ont pu ainsi rencontrer les recruteurs d’une trentaine d’entreprises de la région qui ont des manques à combler en ce qui a trait à la main-d’œuvre.
D’ailleurs, à ce jour, soulignons que la Beauce connaît une pénurie d’employés puisqu’elle affiche plus de 600 emplois vacants. Charles Dutil, président de Manac et porte-parole pour « La Beauce Embauche », indique quant à lui que la majorité de la main-d’œuvre potentielle se retrouve maintenant du côté des immigrants. « De 2004 à 2006, nous allions chercher des employés à l’extérieur, soit en Gaspésie ou au Lac-Saint-Jean. Aujourd’hui, les employés potentiels sont à l’extérieur du Québec et même du Canada », soutient-il. « Depuis deux ans, nous avons un bon groupe de travailleurs qui viennent du Costa Rica. On a généralement une bonne intégration et l'on commence à voir des familles arriver », explique-t-il.
Rappelons que même s’il se situe dans les plus bas au Québec, le taux de chômage en Beauce était toujours de 4,3 % en mai dernier. À ce titre, le président de Manac considère que ces gens sans emploi peuvent également faire la différence pour les entreprises d’ici. « Ceux qui sont dans la Beauce présentement et qui pensent aller ailleurs, regardez vos possibilités. Je crois que rester ici est une bonne option », mentionne M. Dutil.
S’intégrer et choisir la Beauce
Aide-opérateur chez Boa-Franc depuis maintenant 10 mois, Mourad Khouchoua a su bien s’intégrer au paysage de la Beauce, notamment à Saint-Georges.
« J’ai laissé ma famille en Afrique et j’ai trouvé ma famille ici », souligne-t-il. « En général, les gens ici sont gentils. Ils m’offrent de l’aide et discutent avec moi. Je ne me sens pas seul », ajoute-t-il.
L’accessibilité aux services et l’absence quasi totale de trafic sont deux points positifs non négligeables qui font en sorte que M. Khouchoua se sent bien en Beauce. « Il n’y a pas d’embouteillage comme dans les grandes villes, donc je ne perds pas de temps pour aller magasiner ou pour faire mes autres courses. C’est plus pratique pour moi et économique », affirme-t-il.
Les personnes intéressées à venir travailler en Beauce ou à connaître les avantages de vivre en milieu généralement rural sont invitées à visiter le site Internet www.labeauceembauche.com ou la page Facebook « La Beauce Embauche ».
À gauche, Jérôme Gendreau, chargé de projet pour « La Beauce Embauche », accueille les chercheurs d'emploi lors de leur arrivée à Saint-Georges.
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