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Chemin de fer Sartigan souhaite le maintien de la voie ferrée et de la piste cyclable

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3 juillet 2012
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La société Chemin de fer Sartigan souhaite que l’État québécois paie la différence pour réaliser la piste cyclable en Robert-Cliche aux côtés du tronçon ferroviaire de Vallée-Jonction à Lac-Frontière. L’entreprise s’oppose vivement à la recommandation des CRÉ de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie soit de démanteler cette portion du réseau pour y construire la piste cyclable sur l’emprise de la voie ferrée. Cette recommandation a été déposée vendredi dernier à la suite de la publication de l’étude sur le potentiel ferroviaire du Québec Central par les CRÉ.

 « Le gouvernement doit régler la question tout de suite. Si cela coûte plus cher faire la piste cyclable à côté de la voie ferrée, qu’il allonge les millions qui manquent. Nous conservons les deux, et nous n’en parlons plus », affirme le président de Chemin de fer Sartigan, Martin Laflamme. Il en coûterait près de 6 M$ sur le tronçon ferroviaire alors que c’est 20 M$ que la piste cyclable risque de coûter si elle est à côté de celui-ci.

M. Laflamme se questionne sur les coûts de reconstruction du réseau en cas de relance du chemin de fer. La CRÉ Chaudière-Appalaches s’engage à retirer la piste cyclable en cas de relance. Selon lui, la reconstruction pourrait s’avérer plus coûteuse que de construire la piste cyclable aux côtés du tronçon ferroviaire. « C’est une terrible erreur qu’on s’apprête à faire soit détruire une infrastructure qu’on ne pourra pas reconstruire Regardez comment nous avons eu de la difficulté à finir l’autoroute. Cela va être la même affaire », pense le président de Chemin de fer Sartigan.

 « On devra relocaliser la piste cyclable et rebâtir le chemin de fer. Quand on connaît les finances publiques du gouvernement du Québec, c’est un non-sens. Cela ne se fera pas. Si c’est détruit là, c’est fini à vie. C'est pourquoi on a réagi promptement et vigoureusement », poursuit M. Laflamme.

Chemin de fer Sartigan prône une approche environnementale durable dans ce dossier. « Nous espérons donc que le ministère des Transports du Québec fasse preuve de vision et de bonne gestion des fonds publics en prenant garde de ne pas détruire un réseau possédant un potentiel de rentabilité démontré et qui s’avérerait couteux à rebâtir. Avec de la bonne volonté, la région pourrait bénéficier de la piste cyclable et du chemin de fer qui pourraient ainsi cohabiter comme c’est le cas en Nouvelle-Beauce depuis 10 ans », attestent Martin Laflamme et son associé Stéphane Vachon.

M. Laflamme et ses associés œuvrent depuis 2008 afin de convaincre les intervenants du milieu économique de Chaudière-Appalaches et Estrie pour promouvoir la relance du chemin de fer. « Non seulement on croit en l’avenir de ce moyen de transport là, mais on veut redémarrer notre entreprise par le transport de marchandises », précise M. Laflamme. Le transport des marchandises serait la première étape avant de redémarrer des excursions touristiques sur le territoire qui étaient offertes par la compagnie qui portait alors le nom de Trains touristiques Chaudière-Appalaches.

Il y a du potentiel !
Le président de Chemin de fer Sartigan stipule que la plus récente étude démontre un meilleur potentiel ferroviaire commercial du réseau du Chemin de fer Québec Central qu’une étude similaire réalisée en 2008. « Il y a la moitié du potentiel de ce chemin de fer là qui se trouve sur le tiers du réseau (Vallée-Jonction à Lac-Frontière) soit celui qu’on veut détruire la voie ferrée pour faire une piste cyclable », affirme M. Laflamme

L’étude démontre donc un potentiel de 6000 wagons sur ce tiers du réseau. Cela signifie pour Chemin de fer Sartigan que ce tronçon est viable puisqu’il aura un ratio de 80 wagons par mille. L’entreprise avance que ce ratio est supérieur au taux de viabilité de 50 wagons par mille basé sur les standards de l’industrie. « Le tronçon Vallée-Jonction à Lac-Frontière est donc rentable selon les standards de l’industrie. Avec la différence, on pourrait améliorer le réseau », pense M. Laflamme.

Le chemin de fer et la piste cyclable vont de pair
Selon Chemin de fer Sartigan, la réalisation de la piste cyclable pourrait bénéficier du chemin de fer pour l’apport de matières granulaires notamment. « Ceci éliminerait la construction de plusieurs chemins temporaires et par le fait même éviterait la prise d’ententes avec les propriétaires riverains », affirment les associés de Chemin de fer Sartigan.

De plus, l’entreprise avance que la réfection et l’élargissement de certaines infrastructures du tronçon pour l’accueil de la piste pourraient se faire à moindre coût. Cela s'explique par la possibilité d'utiliser, le chemin de fer actuel, les machineries et les équipes déjà en place pour procéder au remplacement des ponceaux trop endommagés. « La construction de la piste cyclable améliorait donc la condition du chemin de fer », pensent-ils.

« Enfin, nous invitons tous les citoyens et entreprises partageant notre point de vue à se manifester rapidement auprès de leur député, car c’est le gouvernement du Québec qui prendra la décision finale dans ce dossier puisque c’est sa propriété », rappellent MM Laflamme et Vachon.

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