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À la recherche de l'or à Saint-Simon-les-Mines

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18 août 2017
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Sébastien Roy
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Par Sébastien Roy, Journaliste

L’entreprise Les Champs d’or en Beauce, qui est une filière de HPQ Silicium, s’est mise à la recherche de la source de l’or qui a été miné à Saint-Simon au cours du XIXe et du XXe siècle en se servant de la géophysique.

Pour y arriver, le président et directeur des opérations de HPQ Silicium, Patrick Levasseur, indique que des tests géophysiques seront menés le long du rang Chaussegros, du 6e Rang ainsi que du ruisseau Giroux, jusqu’au confluent avec la rivière Gilbert. C’est ce même genre de test, fait le long du rang Saint-Gustave l’an dernier, qui a permis de découvrir une faille qui se trouve sous les anciens gisements d’or.

Le président de HPQ Silicium ajoute que ce type de découverte est très important dans l’industrie minière : « Prenons par exemple Val-d’Or où il y a une faille qui s’appelle Cadillac. Elle s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres [environ 320 km]. Toutes les mines d’or du secteur se retrouvent le long de cette faille-là, qui se rend jusqu’en Ontario. Alors, ce que l’on veut savoir, c’est : “Est-ce qu’à Saint-Simon-les-Mines, il y a une géologie qui ressemble à ce qu’il y a à Val-d’Or”. »

Celui-ci fait une analogie entre l’or miné à l’époque et un champignon. « Le haut du champignon, c’est l’or qui s’est dispersé en pépites [et recueilli au XIXe et XXe siècle] et la tige, qui peut être la faille, est le filon principal », compare-t-il.

Ces tests consistent à placer un grand fil électrique auquel sont rattachées des sondes à une distance équivalente les unes des autres, par exemple au 50 m. Ces dernières envoient des ondes électromagnétiques dans le sol, ce qui permet aux sondes de déterminer la structure géologique à cet endroit.

« Nous en sommes encore à la première étape de l’exploration. Ce que nous voulons trouver, c’est de déterminer d’où provenait l’or récolté lors des derniers siècles. C’est pour cela que nous ferons ces tests cet automne », explique M. Levasseur.

Bien entendu, la permission des propriétaires est nécessaire pour mener à bien l’exploration. « On vise tous les propriétaires [du secteur] et on leur demande la permission pour avoir accès à leur terrain pour que l’on puisse faire les travaux et jusqu’à présent, ça se passe bien. C’est un élément très important », insiste-t-il.

« La plupart des gens ont une connaissance de l’histoire qu’il y a eu à Saint-Simon. […] Ça fait partie du patrimoine de la municipalité. Oui, ma société possède les droits sur l’or, mais c’est quelque chose qui doit être partagé au point de vue de la communauté. J’y crois autant que possible. […] Si l’on trouve un gros gisement important à Saint-Simon, les retombées économiques pour les propriétaires, pour la ville et pour la région seraient importantes », conclut Patrick Levasseur.

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