Bonifier l'offre de services en Beauce : va-t-on dans la bonne direction?
Plusieurs points, dont certains plutôt inquiétants, sont ressortis lors du Déjeuner du Conseil économique de Beauce (CEB), qui se déroulait ce matin (21 septembre) au Georgesville.
L’animation de l’événement a été confiée à Hélène Latulippe, directrice générale du CEB, et à Philippe Dancause, associé principal chez Groupe Dancause.
Ces derniers ont bien voulu parler des enjeux importants, voire primordiaux pour la région. Parmi ceux-ci, la difficulté à attirer des gens de l’extérieur à venir s’installer ici.
« Que fait-on comme région pour attirer des personnes, et je ne parle pas ici de tourisme, s'est questionné M. Dancause. On a encore des croûtes à manger par rapport à d’autres régions. Certaines se sont mises en valeur [face à ce problème], car leurs entreprises ont fait ce qu’on appelle du « marketing RH », c’est-à-dire qu’elles font de la publicité pour attirer l’humain. »
Certes, il y a des emplois de disponibles dans la région, mais au-delà de ces postes, la région doit s'améliorer.
« Ce n’est pas seulement parce qu’on a des jobs à offrir que les gens vont venir. C’était le cas il y a 20 ans, mais aujourd’hui, il faut autre chose. On a une belle région, mais on doit développer des services », a-t-il expliqué.
« Il y a d’autres régions qui se sont développées plus vite que nous sur le développement d’un milieu porteur, un milieu pour attirer les familles sur une longue période », a-t-il ajouté.
Au fil des années, M. Dancause a constaté que des villages avaient de la difficulté à survivre en raison du manque de service et qu’ils peinaient à garder leurs dépanneurs et leurs épiceries. Mme Latulippe abonde dans le même sens en mentionnant « qu’il y a une nécessité de revoir les offres de services ».
De mars à avril, le CEB a effectué un sondage auprès de 160 entreprises afin de vérifier les enjeux importants de la région.
Parmi ceux-ci, le manque de main-d’œuvre. « Ça augmente chaque année, mais on commence à le ressentir depuis trois ou quatre ans. C’est un problème qui s’amplifie », a fait part Mme Latulippe.
« Les entreprises ne doivent plus dépendent des emplois qu'elles ne réussissent pas à combler. Elles doivent trouver d’autres façons de croître et l’une d’elles est de se mécaniser et de s’automatiser. C’est possible qu’elles ouvrent des espaces ailleurs et c’est tout à fait normal. On voudrait que leur avenir soit ici et c’est pourquoi il faut attirer des gens », a conclu M. Dancause.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Deux fermes beauceronnes ouvrent exceptionnellement leurs portes aux visiteurs
L’Union des producteurs agricoles tiendra la 22e édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec le dimanche 13 septembre, partout à travers la province. L’événement offre au public l'occasion de découvrir les coulisses de l'agriculture d’ici et de mieux comprendre le parcours des aliments, du champ à l'assiette. Les visiteurs ...
LIRE LA SUITE
Repreneuriat: la CCINB met en lumière un modèle de relève entrepreneuriale d'ici
Alors que près de 16 000 entreprises québécoises déclarent avoir l’intention de procéder à une vente ou à un transfert au cours des 12 prochains mois, la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce (CCINB) souhaite rappeler l’importance de préparer dès maintenant la relève des entreprises afin d’assurer leur pérennité et ...
LIRE LA SUITE
Les entreprises parient que Trump cédera sur sa menace de nouveaux droits de douane
Alors que le délai fixé par le président américain Donald Trump pour l’application des derniers droits de douane touche à sa fin, les entreprises préfèrent adopter une attitude attentiste plutôt que de précipiter leurs expéditions vers les États-Unis pour passer la ligne d’arrivée in extremis, selon des experts du secteur. Une ...
LIRE LA SUITE