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Un régime forestier qui étouffe l'industrie selon André Tremblay

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7 février 2013
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Le Conseil de l’industrie forestière du Québec est inquiet à deux mois de l’entrée en vigueur du nouveau régime forestier québécois. André Tremblay, président-directeur général du CIFQ a déploré que la possibilité forestière, l’augmentation des coûts et surtout la certification forestière posent problème avec l’application de ce controversé régime.

 « Il faut se donner au Québec, un environnement d’affaires qui va faire en sorte d’en profiter et de développer cette industrie d’avenir. Une industrie qui va nous permettre d’enrichir nos régions et de régler des problèmes environnementaux », croit fermement M. Tremblay.

Au cours des prochaines semaines, le Conseil souhaite travailler de pair avec le gouvernement pour mettre en place de solutions pour implanter ce régime qui semble faire fausse route en ce moment.
 
Le Conseil se dit d’ailleurs préoccupé que le gouvernement assume la gestion des certifications des entreprises. D’après M. Tremblay, le maintien des certifications, particulièrement la FSC, apparaît très incertain si celles-ci sont transférées à l’État en raison, entre autres, des exigences relatives aux peuples autochtones. Il est d’avis qu’il faut permettre à l’industrie de maintenir les certifications forestières par une délégation d’une partie significative des activités de planification.

« Le Québec est le leader mondial en termes de certifications forestières. Près de 90 % du bois récolté est certifié. Il n’y a aucun pays au monde où il y a autant d’industries forestières certifiées. Cela nous donne un avantage stratégique sur les marchés » dresse M. Tremblay.

« Perdre nos certifications, ce seraient dramatiques pour l’industrie forestière du Québec surtout pour les pâtes et papiers », avertit ce dernier.

Coûts d’implantation trop élevés
Le PDG du CIFQ a mentionné que l’État a toujours promis que le régime forestier serait à coût neutre et rendrait l’industrie plus compétitive. Or, il n’en est rien de cela. Le CIFQ prévoit l’augmentation des coûts d’approvisionnement de 20 % à compter du 1er avril. « On est en train de se tirer dans le pied d’aplomb… On va placer les producteurs de bois d’œuvre tout aussi difficile qu’ils ont vécu lors des dernières années », affirme M. Tremblay.

« Donnez-nous des mesures de façon à mettre ce régime en place à laisser de l’oxygène aux entreprises afin d’être concurrentiels et de dégager des marges de manœuvre pour réinvestir dans nos usines et maintenir notre compétitivité face à nos concurrents dans l’ouest et ailleurs », prie M. Tremblay.

Diminution de la possibilité forestière
Depuis 10 ans, la possibilité forestière a diminué d’environ 40 % dont 10 % pour la prochaine année. La situation est très préoccupante d’après M. Tremblay. « La possibilité forestière est en train de fondre comme neige au soleil au Québec », déplore le président et directeur général du Conseil, ce qui fragilise l’industrie.

Désormais, l’État augmente les aires protégées, tient compte des revendications autochtones, du fameux Plan Nord et du Plan de rétablissement du caribou forestier, etc. « Est-ce que nous faisons les bons choix? D’autres pays ont décidé d’exploiter leurs forêts. Prenons l’Autriche avec 10 fois moins de forêts que le Québec a exploité 24 000 millions de mètres cubes en 2010 et nous en avons récolté 22 millions m3. Je ne suis pas en train de dire que l’Autriche ait un régime parfait. Il y a peut-être un questionnement à se faire», résonne le conférencier.

« Un million de mètres cubiques, c’est 2500 emplois » ajoute-t-il rappelant que l’industrie en a perdu plus de 30 000 en près d’une décennie.
Selon son raisonnement, le Québec, qui dispose d’une richesse renouvelable et disponible dans toutes les régions, du Québec doit l’exploiter de façon à enrichir les collectivités qui en bénéficient.

Lors de la période de questions, M. Tremblay a mentionné que la forêt privée pourrait jouer un rôle prépondérant dans l’approvisionnement. Il croit que la production annuelle pourrait quasiment tripler à moyen terme. Les producteurs privés fournissent près de 3 millions de mètres cubes de bois.

Mentionnons que M. Tremblay était le conférencier de la Chambre de commerce de Saint-Georges le 7 février au Georgesville. Il a prononcé la conférence intitulée : « Le nouveau régime forestier, enjeux et implications dans l'industrie ».

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