Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

PANDÉMIE COVID-19

Une rupture dans l'approvisionnement de litière agricole pourrait provoquer un bris dans la chaîne alimentaire

durée 12h30
26 mars 2020
2ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Sylvio Morin
email
Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

Une rupture dans l'approvisionnement de la litière utilisée par les producteurs agricoles du Québec pourrait créer le chaos dans l'élevage des animaux et rompre de façon importante la chaîne de distribution alimentaire.

C'est du moins ce que laisse entendre Anne-Lise Kyling, présidente de Copeaux Kyling, une entreprise de Bedford qui fabrique de la litière pour les animaux de ferme à partir des copeaux de bois et du bran de scie, dans une lettre envoyée le 23 mars au premier ministre du Québec, François Legault, concernant les services essentiels.

« Plusieurs clients ont commandé leur 'ripe' pour les semaines à venir pour leurs productions avicoles. Dans ce domaine, tout est cédulé d’avance : du couvoir à la table. Vous devez certainement être au courant de leur situation j’en suis certaine. Cependant, considérant que mon entreprise est un maillon important de la chaîne alimentaire, sommes-nous considérés comme service essentiel et avons-nous le droit d’opérer ? Pas de ripe, pas de production avicole, pas de poulets livrés aux abattoirs, pas de poulet sur nos tables,... ??? », peut-on lire dans la missive.

Avec le ralentissement imposé aux scieries, Mme Kyling craint de ne plus être en mesure d'obtenir la matière première alors que « le nerf de la guerre dans notre marché est d’avoir un inventaire cumulé pour subvenir aux périodes de pointe », indique-t-elle dans une autre lettre qu'elle a fait parvenir au directeur général de Barette Wood, Hugues Simon, lui demandant de poursuivre sa production et son approvisionnement en copeaux de bois.

« Les élevages avicoles doivent changer leur 'ripe' aux 6 à 8 semaines. Si jamais l’approvisionnement en ripe arrête, ils devront garder les poulets sur la même 'ripe' sur plusieurs élevages. Cette décision comporterait des énormes risques de maladies bactériennes, d’infections et de contagions qui mettraient en péril les productions avicoles », indique-t-elle.

Les productions laitières seraient aussi affectées puisque si les animaux doivent rester sur la même litière pendant des mois, ils auront des problèmes de mammites et d’infections de pattes, résultant à une diminution de productivité générale des troupeaux. 

« Il y a aussi tout le système de transport des porcs qui a besoin de cette litière pour acheminer les bêtes vers les abattoirs. Il faut vraiment pas manquer de cette matière, sinon, plus rien ne fonctionnera», a déclaré le président de l'UPA Beauce-Sartigan, Pascal Leclerc, lors d'un entretien avec EnBeauce.com.

La rareté du bran du scie pourrait aussi créer un mouvement de vente vers le marché américain compte tenu du niveau actuel du taux de change et le fait que les entreprises de sciage de bois ont un besoin criant de liquidités dans la situation actuelle, fait remarquer M. Leclerc qui croit sincèrement qu'il faut prendre des mesures immédiates pour éviter la catastrophe.

« Nous lançons un appel aux scieurs de la région d'être solidaires avec avec le milieu agricole en ces temps de crise et de garder leur bran de scie pour le Québec », a pour sa part déclaré la directrice générale du Conseil économique de Beauce, Hélène Latuiippe.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 17h00

Qualité du lait: la Ferme Gagnonval à nouveau grande championne

Pour une deuxième année consécutive, la Ferme Gagnonval, de Sainte-Hénédine, a décroché le prix de Grand champion Qualité du lait, décerné par le Club de l’Excellence de la coopérative laitière Agropur. La distinction a été remise dans le cadre de la 87ᵉ Assemblée générale annuelle l'entreprise. Sélectionnée parmi 13 finalistes, la Ferme ...

Publié hier à 14h00

La Caisse Desjardins du Cœur-de-la-Beauce officiellement en activité

À la suite du regroupement annoncé l'an dernier, entre la Caisse Desjardins des Sommets de la Beauce et celle du Sud de la Chaudière, la nouvelle entité du Cœur-de-la-Beauce est officiellement en activité depuis le début de 2026. Avec plus de 145 employés, le nouvel établissement comprend sur son territoire quelque six centres libre-service, avec ...

Publié hier à 8h00

Relève agricole: Avantis Coopérative remet 166 000 $ en bourses

Quelque 29 jeunes producteurs agricoles, principalement de Chaudière-Appalaches se sont partagé un montant total de 165 946 $ en bourses, provenant du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole d'Avantis Coopérative. La distribution s'est effectuée dans le cadre de la 7e Assemblée générale annuelle de la coop, qui s'est déroulée en mode ...

app-store-badge google-play-badge