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Des questions encore sans réponse

Fermeture d'Olymel: les élus à la recherche de solutions

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11 mai 2023
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Léa Arnaud
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Par Léa Arnaud, Journaliste de l’Initiative de journalisme local

Le député fédéral de Beauce, Richard Lehoux, a tenu une réunion d’urgence concernant la fermeture de l’usine Olymel à Vallée-Jonction ce lundi 8 mai.

Inquiet pour les quelque 120 travailleurs immigrants de l’établissement, ainsi que pour l’avenir des autres Beaucerons impliqués (employés, éleveurs, etc.), le député cherche des solutions. 

C’est pour cette raison qu’il a invité à cette rencontre les députés des différents partis, les membres du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire (AGRI) ainsi que les propriétaires d’Olymel et de Sollio Groupe Coopératif, les Éleveurs de porcs du Québec, de l’Ontario et le Conseil canadien du porc. Les ministères de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, de l’Emploi et du Développement social, ainsi que de l’Immigration étaient présents également. 

De nombreuses questions concernant l’immigration

Beaucoup de questions ont été abordées concernant les travailleurs immigrants, « car c’est une situation majeure. C’était déjà compliqué avant la pandémie… »,  a souligné Richard Lehoux à EnBeauce.com. Une cinquantaine de travailleurs migrants ont déjà interpellé le député à ses bureaux pour savoir comment s’organiser. 

« Il y a un représentant du ministère de l’Immigration qui a fait rire tout le monde en disant que ça prenait 24 jours pour traiter une demande. On lui a dit de retourner faire ses devoirs parce qu’on parle plutôt de 7 à 14 mois voire plus », ironise Mr Lehoux.

Ce dernier s’est donc adressé au ministère de l’Immigation afin d’avoir une solution pour que ceux qui le souhaitent puissent rester travailler en Beauce, mais dans une autre entreprise. On lui a répondu qu’en effet, il y a la possibilité de faire une demande pour un nouveau visa de travail fermé et d’avoir une réponse électronique rapide, en 10 à 15 jours. « C’est une modification qui a été amenée pendant la pandémie et qui est en vigueur jusqu’au mois de septembre prochain. Le ministère envisage la possibilité de prolonger cette réglementation, mais rien n’a été décidé pour le moment. »

Il y a aussi une quarantaine de travailleurs étrangers qui ont leur contrat de travail en main depuis plusieurs mois et qui attendent leur visa pour venir travailler chez Olymel à Vallée-Jonction. Alors le ministère de l’Immigration a confirmé qu’ils pourraient venir quand même sans avoir à recommencer le processus au complet. 

Soutenir les producteurs

La diminution de production a des impacts partout, notamment au Québec, en Ontario et au Manitoba. « Ils essaient de négocier avec de nouveaux marchés aux États-Unis, mais c'est difficile. Je trouve ça plate! On se dit un pays exportateur de porcs, de bœuf et de céréale, l’insécurité alimentaire ne fait qu'augmenter dans le monde et on demande à nos producteurs de réduire la production. Il y a quelque chose qui ne marche pas. »

Les deux plus grands pays importateurs de porcs sont la Chine à 27 % et les États-Unis à 25 %. « Moi j’ai proposé de diversifier un peu plus les marchés à l’exportation pour que quand y en a un qui décide de fermer et bien on ne se ramasse pas avec cette situation. »

Les élus souhaitent donc rédiger une lettre de recommandation pour que des solutions soient mises en place le plus rapidement possible. 

De leur côté, les Éleveurs de porcs de la Beauce continuent de travailler sur le dossier, mais pour le moment rien n’a été formalisé. 

« Le défi ces jours-ci est quand même important. Il y a des abattoirs aux États-Unis qui ont aussi annoncé des diminutions, donc on n’est pas dans un marché facile. Alors on regarde les différentes options et il y en a qui sont encore sur la table et qui doivent être exploré.  C’est un chemin qui serait moins ardu si la situation du marché de la viande était plus facile, mais on sait que c’est cyclique. Aujourd’hui c’est moins bon, mais demain peut être meilleur alors il faudra être là quand ce sera bon, car c’est là qu’on fait nos bons coups », a indiqué René Roy, président des éleveurs de porcs de la Beauce qui garde bon espoir. 

Une reprise possible?

Les dirigeants d'Olymel ont confirmé qu’ils ne reviendraient pas sur leur décision. L’usine de Vallée-Jonction fermera bel et bien ses portes au mois de décembre prochain. 

«  Cependant, on n’a pas eu de réponses précises quant à la possibilité d’un rachat des installations par des producteurs qui décideraient de repartir avec d’autres partenaires », a expliqué Richard Lehoux.

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