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Recherche de l’Université McGill

On doit mieux former les producteurs agricoles pour réduire l’insécurité alimentaire

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19 janvier 2025
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Par La Presse Canadienne

Une meilleure formation des producteurs agricoles et des entreprises de transformation alimentaire pour les sensibiliser aux importantes pertes après les récoltes pourrait aider à lutter contre l’insécurité alimentaire dans le monde, jugent des chercheurs de l’Université McGill.

Près de 14% des aliments produits sur la planète sont perdus ou gaspillés chaque année entre le moment de la récolte et leur arrivée sur le marché, d’après une estimation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

«Les pertes se situent à différents endroits de la chaîne de distribution agroalimentaire, dépendamment d’où l’on se trouve sur la planète», a expliqué Valérie Orsat, doyenne par intérim de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement et professeure James-McGill au Département de génie des bioressources.

Une équipe de l’université montréalaise s’est rendue dans le sud de l'Inde pendant plusieurs années afin de mener un projet de renforcement de la sécurité alimentaire. Sur place, ils ont constaté que le problème se situe du côté des pratiques de stockage des denrées, où la chaîne du froid n’existe pas par endroits, a indiqué Vijaya Raghavan, professeur distingué James-McGill au Département de génie des bioressources.

En offrant des formations sur la transformation des aliments aux collectivités rurales, les chercheurs ont réussi à réduire les pertes alimentaires et à intensifier le développement dans ces communautés en créant des emplois.

Mais les pertes alimentaires ne concernent pas seulement les pays qui font face à un manque d'infrastructures. En Amérique du Nord, elles se situent à un tout autre niveau de la chaîne, celui des exigences de qualité.

«Au Québec, on a probablement d’importantes pertes à cause parfois des pressions du marché où l’on attend un certain prix, on retient certaines denrées, alors il va y avoir des pertes qui sont liées aux lois du marché», a estimé Mme Orsat.

Savoir identifier les pertes

Que ce soit en Inde ou au Canada, les préoccupations concernant les pertes alimentaires sont similaires, aussi bien en raison des pertes économiques que de l’impact sur l’environnement, a assuré l’experte.

«Pour toute personne qui travaille dans la chaîne agroalimentaire, [il s’agit] de comprendre d’où les ingrédients viennent, quelle est leur utilité lors de la transformation et quels sont les extras», a-t-elle avancé.

Par exemple, dans le domaine des microbrasseries, la drêche — soit un résidu lors du brassage des céréales — peut être utilisée comme un substrat pour la production en champignons ou encore pour l’alimentation animale, a illustré Mme Orsat.

S’attarder sur la formation des producteurs agricoles est donc essentiel afin de s’assurer qu’ils «comprennent l’importance des intrants et des sous-produits qui peuvent en sortir», dans un contexte où la quantité d’aliments produits devra augmenter de 70 % d’ici 2050 pour répondre aux besoins de la population mondiale.

Au-delà des pertes dues au manque de transformation, Mme Orsat a également rappelé qu'un autre important défi commence à toucher le secteur agroalimentaire: celui du changement climatique.

L'insécurité alimentaire dans le monde pourrait ainsi être grandement impactée par la multiplication des sécheresses, les températures extrêmes et les risques d’inondations sur les récoltes.

Audrey Sanikopoulos, La Presse Canadienne

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