LA PIRE INONDATION DE L'HISTOIRE IL Y A 100 ANS
LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN
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Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.
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orage électrique d'une violence inouïe a éclaté vers une heure de l'après-midi. Des pluies diluviennes viennent des quatre coins du firmament et une averse n'attend pas l'autre. Le niveau de la rivière augmente rapidement. Après douze heures de pluies torrentielles, la rivière sort de son lit. C'est un véritable cataclysme. Selon le journal L'Éclaireur du 9 août 1917, plusieurs ponts sont emportés, dont ceux de Saint-Côme, ceux de la Du Loup et de la Famine à Saint-Georges et vont rejoindre des dizaines d'autres ponts et bâtisses qui s'écrasent contre le pont de Beauceville. Le pont de Saint-Georges a été ébranlé et fermé pendant plusieurs jours. Selon l'Historien Roger Bolduc, un citoyen de Saint-Georges retrouvera sa maison à deux milles en aval de Saint-Joseph. À cette époque, on transportait le bois coupé par voie de drave sur la rivière, et l'entreprise Brown Corporation subit des pertes d'un million de dollars de bois emporté par le courant. La Breakey perd 400,000 billots de bois. En tout, les autorités évaluent les dommages de l'ensemble de la population à 5 millions de dollars. Au cours de cette terrible tempête, la rivière est montée de trente pieds au-dessus de son niveau normal. Au matin suivant, les citoyens sont éberlués de voir la Chaudière large comme un fleuve, charriant des maisons, des granges, des remises, des ponts, des arbres et des animaux affolés. L'historien Pierre C. Poulin mentionne: «En plus des récoltes perdues, des marchandises détériorées et de plus de 100,000$ de dommages au réseau du chemin de fer du Québec Central, on dénombre 98 bâtiments emportés par les eaux et 113 maisons, hangars ou granges déplacées.»