Le Sillon
Agir plus tôt, avec humanité, la suite…
Le Projet de loi 23 a été récemment adopté au Québec. Au-delà des changements législatifs, cette réforme soulève surtout une question fondamentale : comment mieux soutenir les personnes en détresse psychologique avant que la crise ne devienne le seul moment où l’on peut intervenir?
Pour les proches aidants, le Projet de loi 23 pourrait faire une réelle différence. En permettant d’agir plus rapidement, il devient possible d’intervenir avant que la crise ne soit trop avancée. Trop souvent, les familles doivent attendre que la situation se détériore beaucoup avant de pouvoir obtenir de l’aide. Ils doivent alors composer avec la peur, l’inquiétude et l’impuissance de ne pas pouvoir faire plus. Une approche plus préventive pourrait donc éviter bien des escalades et des moments de grande détresse, autant pour les personnes vivant avec un trouble de santé mentale que leur proche.
Cela pourrait aussi alléger le fardeau des membres de l’entourage. Vivre auprès d’une personne en grande souffrance, sans soutien rapide, est souvent épuisant, autant sur le plan émotionnel que physique. En effet, ils vont multiplier les tentatives d’aide, les moments d’écoute et de support, ou même les appels aux services d’urgence. En améliorant la coordination entre les services, la réforme pourrait aider à mieux soutenir la personne, mais aussi à reconnaître davantage le rôle essentiel joué par son entourage.
Le projet de loi mise aussi sur une meilleure continuité des soins, en favorisant une meilleure collaboration entre les différents services. Pour les familles, cela peut vouloir dire moins de ruptures dans les services et un parcours plus clair, moins difficile à naviguer.
Enfin, l’ajout des directives psychiatriques anticipées permettrait de mieux respecter les volontés de la personne concernée, même dans les moments où elle n’est plus en mesure de les exprimer clairement. Cela peut aussi aider à réduire les tensions et les décisions prises dans l’urgence.
Bien sûr, une loi ne change pas tout à elle seule. Sa mise en place concrète sera essentielle. Mais pour plusieurs familles et organismes, il s’agit d’un pas important vers un système plus humain, plus préventif et mieux adapté aux réalités du terrain.
Dans un contexte où les enjeux de santé mentale touchent de nombreuses familles, il est important de rappeler que les proches jouent souvent un rôle central. Toute amélioration qui permet d’agir plus tôt et plus simplement peut donc faire une réelle différence.
Vous avez besoin d’être écouté, d’être soutenu en lien avec votre rôle de membre de l’entourage / proche aidant d’une personne vivant avec un trouble majeur de santé mentale? N’hésitez pas à nous contacter.
Catherine Cliche
Directrice générale, Le Sillon
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Mission
Offrir un support psychosocial ainsi que des d’interventions adaptées aux besoins spécifiques des proches d'une personne vivant avec un trouble majeur de santé mentale.
Ainsi, ils évitent l’épuisement et développent des habiletés à améliorer la relation, tout en maintenant un bon équilibre psychologique.

477, 90e Rue, Suite 240, (Place 90), Saint-Georges, Qc G5Y 3L1
Tél. : 418-227-6464 | Fax. : 418-227-6938
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