Rencontre avec Guillaume Chabot et Timur Aslaev
Anastasia: la Beauce en toile de fond d’un court-métrage sur le deuil
Anastasia est un court-métrage indépendant, réalisé par Timur Aslaev et produit par Guillaume Chabot, qui a été entièrement tourné à Beauceville en 2022.
Après deux ans de postproduction, il a finalement fait sa première au festival Sehsüchte en Allemagne en mars dernier. Puis, le 7 septembre, Anastasia a été présenté en première Nord-Américaine au Festifilm de la Beauce à Saint-Séverin.
Ce film aborde le deuil à travers l’histoire d’un jeune garçon de 9-10 ans qui a récemment perdu sa mère et dont le père, aussi en deuil, a dû mal à être présent. Dans une ambiance poétique, il questionne sur comment on réagit face à la mort et comment on regarde les personnes autour de nous à ce moment-là.
« C'est un film un peu contemplatif (...) Pour moi c'était important de prendre une minute pour penser à la situation », a précisé le réalisateur.
Pourquoi la Beauce ?
Producteur de cinéma indépendant originaire de Saint-Lambert-de-Lauzon, Guillaume Chabot a eu l’occasion de découvrir la Beauce grâce à un emploi d'été, il y a quelques années, au ministère de l’Environnement. « J’avais noté plein de lieux qui m'intéressaient, j’ai découvert le paysage et je le trouvais magnifique. Une chose qui m’avait marqué c’est que dans les films québécois la Beauce est très rarement dépeinte (...) »
De son côté, Timur avait écrit un court-métrage qui était fait pour être tourné dans la campagne sans préciser laquelle. Après avoir envisagé l’île d’Orléans, les deux collègues ont finalement choisi Beauceville. « Quand on a visité, Timur m’a rapidement dit que ça lui plaisait et que ça évoquait en lui les sensations qu’ils recherchaient de la campagne », a ajouté le producteur.
En plus du point de vue stylistique, ce choix était aussi avantageux d’un point de vue logistique, car toute l’équipe a pu être logée dans un camp de jour sur place.
Qui plus est, un détail central de l’histoire du court-métrage venait rejoindre, sans le savoir, le patrimoine d’ici. « La première version du scénario n'était pas vraiment connectée avec la Beauce, mais dans les détails il y avait un vase et des liens avec de l’eau », a expliqué Timur Aslaev. « Mais après ça, en apprenant sur l’histoire de la céramique de Beauce (...) là on pouvait relier le vase au bagage culturel de la Beauce », a ajouté Guillaume.
Pour en savoir plus, visionnez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L'auteure Myriam Busque signe son 7e roman
L'auteure Myriam Busque, qui a livré deux comédies romantiques, un roman jeune adulte et une série jeunesse de trois tomes, récidive avec un nouveau roman jeune adulte. En 2024, la Georgienne a publié une romance ayant pour titre Cette étincelle, qui a transformé sa vie avec la maison d’édition ÉdiLigne . Publiée par le même éditeur, ...
LIRE LA SUITE
Daniel Lessard publie son seizième livre
C’est le 4 octobre, au Centre culturel Marie-Fitzbach de Saint-Georges, que Daniel Lessard a procédé au lancement du 16e livre de sa carrière d'auteur. Avec le roman L'envol de la mésange , il raconte l'histoire d'une famille aux prises avec la maladie mentale d'un être cher et les contrecoups d'une guerre lointaine dans un petit village de ...
LIRE LA SUITE
Plusieurs parcours hantés attendent les amateurs de frayeurs
Si certains trouvent que les traditions d’Halloween se perdent, sachez que cette fête est bien célébrée en Beauce. Plusieurs municipalités, organisations et familles réalisent des parcours d’horreur plus impressionnants les uns que les autres, et ce, aux quatre coins de la région. Le manoir hanté du Moulin Parcours conseillé aux 12 ...
LIRE LA SUITE





