Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Me Frédéric Paré

Un avocat de la Beauce sanctionné pour des propos inappropriés en salle d'audience

durée 11h45
11 mars 2024
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Germain Chartier
email
Par Germain Chartier, Journaliste

Un avocat de la Beauce, Me Frédéric Paré, de la firme Cliche Laflamme Loubier de Saint-Joseph-de-Beauce, a été sanctionné par le Conseil de discipline du Barreau du Québec, le 10 janvier dernier, pour des propos inappropriés tenus en salle d'audience.

Avocat membre du Barreau depuis plus de 20 ans, Me Frédéric Paré a été condamné à une amende de 4 000 $.

L'incident s'est produit lors d'une audience en Chambre de la jeunesse, en septembre dernier, où Me Paré s'est présenté pour traiter des infractions pénales visant des adolescents.

Il a alors fait une « blague » à connotation sexuelle à l'endroit de la juge Myriam Cantin, nouvellement nommée à la Cour du Québec : « Alors pour votre initiation dans notre district, on a préparé des queues de billard et de la Vaseline, c’est mandatoire dans le coin. ».

Comme le mentionne la décision du Conseil de discipline, la juge Cantin a rapidement remis l'avocat à l'ordre, soulignant le caractère inapproprié de ses propos : « Me Paré, je me permets juste un commentaire étant donné, il y a des gens dans la salle, mais je vais quand même le dire parce que vous avez fait la remarque ou en fait, la blague, devant tous ces gens j’estime que la blague que vous avez faite tout à l’heure était déplacée et faisait référence à des événements qui malheureusement font même les manchettes, alors j’espère que ça ne se reproduira pas » 

Le 14 septembre 2023, l’honorable José Rhéaume, juge coordonnateur Québec – Chaudière-Appalaches, de la Cour du Québec a transmis une lettre au Bureau du syndic de l’Ordre afin de signaler l’événement.

Dans ce dernier, il indique que la magistrature considère les commentaires formulés par ce dernier, lors de l’audition que la juge Cantin a présidée à cette date, comme étant inacceptables, inappropriés « et qui, selon eux, sont contraires au Code de déontologie des avocats ».

Suite à une plainte déposée par le Bureau du syndic du Barreau du Québec, le 26 octobre 2023, Me Paré a été accusé d'avoir manqué de respect en tenant des propos inappropriés et inacceptables envers la juge. 

Malgré des excuses envoyées à la juge Cantin, dans lesquels il souligne avoir « peu dormi lors des dernières nuits », ainsi que le caractère inapproprié des mots qu’il a utilisés, Me Paré a été contraint de faire face aux conséquences de ses actes. Il a reconnu sa culpabilité dans le dossier et a accepté la sanction imposée par le Conseil de discipline.

Dans cette décision, Me Paré a exprimé sa honte et son regret pour ses actions, soulignant l'impact personnel et professionnel de l'incident dans une petite communauté où les interactions professionnelles sont étroitement liées.

De plus, l'avocat beauceron s'est engagé a effectué des travaux communautaires afin de « compenser les effets négatifs découlant de sa conduite professionnelle ». 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 25 mars 2026

Le camionneur Mohsan Ihsanullah reviendra en cour le 8 mai

Les procédures judiciaires, envers le camionneur Mohsan Ihsanullah, accusé de négligence criminelle causant la mort, et de conduite dangereuse, se poursuivront le 8 mai prochain. Ce matin, l'individu de 40 ans a comparu pour la première fois, par visioconférence via le palais de justice de Québec, pour répondre des inculpations qui pèsent contre ...

Publié le 25 mars 2026

Accident mortel de Vallée-Jonction: le camionneur comparaîtra aujourd'hui

Le camionneur, dont le poids lourd s'est renversé au croisement du boulevard du Cap et de la route 173, à Vallée-Jonction, en décembre 2024, et qui a causé la mort d'Alexandra Poulin, doit comparaître en cour aujourd'hui. Il s'agit de Mohsan Ihsanullah, 40 ans, de Montréal, qui  été arrêté en fin d'après-midi, hier, dans la ...

Publié le 19 mars 2026

La Cour suprême va examiner le recours contre l'interdiction fédérale d'armes à feu

La Cour suprême du Canada examinera une contestation de l'interdiction de plus de 1500 modèles et variantes d'armes à feu. Le gouvernement libéral a interdit l'utilisation, la vente et l'importation de ces armes en mai 2020, indiquant qu'elles n'étaient destinées qu'au champ de bataille, et non à la chasse ou au tir sportif. Cette mesure a été ...

app-store-badge google-play-badge