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1 juin 2021 - 10:00

Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA)

Manque de places en services de garde éducatifs à l’enfance : un recul majeur pour les femmes

Par Salle des nouvelles

Nous reproduisons ici l'intégrale d'une communication du Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) concernant les services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) participe actuellement à la consultation sur les services de garde éducatifs à l’enfance pour la région de Chaudière-Appalaches en compagnie du ministre de la Famille, Monsieur Mathieu Lacombe, et d’une centaine d’organisations de la région. Pour le RGFCA, le manque de places en services de garde éducatifs à l’enfance constitue un recul majeur pour la situation des femmes en Chaudière-Appalaches et au Québec et ne fait qu’accentuer les inégalités vécues par les femmes vivant des situations de vulnérabilité.

Le RGFCA rappelle qu’en 1997, au moment de l’instauration d’un réseau subventionné de services de garde éducatifs à l’enfance, le gouvernement du Québec venait répondre à plusieurs objectifs dont l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes, afin que les femmes puissent prendre leur place sur le marché du travail, et le développement des tout-petits en passant par des services éducatifs et abordables à toutes les familles, sans discrimination.

En juin 2020, le taux d’emploi des Québécoises s'établit à 73,2 % contre 82,6 % pour les Québécois. C’est un recul considérable avec 2019 où le taux d’emploi des québécoise était à 78,8%.

En août 2020, c’est notamment en raison du manque de places en services de garde éducatifs à l’enfance que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale expliquait le départ de près de 32 500 femmes du marché du travail en 2020.

À ce jour, ce sont 75 000 enfants dont les parents espèrent une place dans le réseau public subventionné. Dans ce contexte, des parents, la plupart du temps des mères, sont contraints de rester à la maison, alors qu’ils pourraient travailler s'ils avaient accès à une place abordable. Les familles monoparentales ou avec faible revenu ne peuvent pas avoir accès au réseau des SGEE non subventionnées car il est impossible pour elles de débourser le montant demandé avant impôt.

En Chaudière-Appalaches, ce sont près de 30% des femmes de la région qui travaillent dans les professions liées aux domaines de la vente et des services. Domaines difficilement conciliables avec la présence d’un enfant à la maison et où le télétravail n’est même pas possible. Plusieurs femmes doivent donc diminuer leurs heures de travail ou encore arrêter complètement de travailler pour un temps. En Chaudière-Appalaches, en 2016, 70 % des familles monoparentales avaient à leur tête une femme comme cheffe de ménage, contre 30 % pour les hommes.

Selon la directrice générale du RGFCA : « Cette situation sociale causée par le manque de places en services éducatifs à l’enfance est un recul majeur pour les femmes de notre région et du Québec qui ne peuvent pas être actives à leur juste capacité, car elles ont encore une fois la charge de la famille sur leurs épaules. Le gouvernement doit reconnaître et mettre en application les recommandations émises par les instances concernées par cette problématique. Résoudre le manque de places en services éducatifs à l’enfance est une question d’égalité femmes-hommes. »

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaille à la défense des droits et à l'amélioration des conditions de vie des femmes. 

Karine Drolet
Directrice générale
Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches

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