La vente de Rona à Lowe’s inquiète les jeunes du Parti Québécois de Chaudière-Appalaches
L’acquisition de l’entreprise québécoise Rona par le géant américain Lowe’s inquiète l’aile jeunesse du Parti Québécois (PQ) de Chaudière-Appalaches.
Alors que le chef du parti, Pierre-Karl Péladeau, a déploré l’inaction du gouvernement dans cette transaction, les jeunes s’inquiètent pour la suite des choses notamment en raison de la réaction de la ministre de l’Économie nouvellement en poste, Dominique Anglade.
« Une entreprise québécoise qui emploie plus de 15 000 personnes et qui a son siège social au Québec est achetée par une grande entreprise américaine qui a son siège social en Caroline du Nord et la ministre de l’Économie applaudit cette transaction. Nous trouvons cette situation très inquiétante pour les jeunes de partout au Québec. Que restera-t-il à notre génération si la gestion et le contrôle de nos entreprises québécoises continuent de passer entre les mains d’intérêts étrangers sous les yeux d’un gouvernement qui n’y voit aucun problème » se questionne Alex Gagnon Lacroix, président des jeunes du Parti Québécois de Chaudière-Appalaches.
Celui-ci se questionne également sur le rôle que pourront jouer les jeunes Québécois dans l’économie de demain. « Serons-nous des porteurs d’eau dans une économie mondiale où les décisions importantes seront prises ailleurs? S’il n’y a plus de véritables sièges sociaux, des endroits où sont prises les vraies décisions concernant les entreprises qui font des affaires chez nous au Québec, quelles opportunités aurons-nous pour jouer un rôle dans notre avenir économique? Ça me choque de constater le manque de vision à long terme du gouvernement libéral », déplore-t-il.
Selon Alex Gagnon Lacroix, chaque entreprise québécoise dont le contrôle passe à une société étrangère s’avère une opportunité de moins pour les jeunes d’ici d’influencer les choix économiques du Québec de demain.
Par ailleurs, les jeunes péquistes de Chaudière-Appalaches rappellent que la région regorge de PME et que celles-ci ont souvent des liens d’affaires avec les plus grandes entreprises québécoises. À ce titre, ils voient là une raison de plus pour conserver les centres décisionnels de ces grandes entreprises sur le territoire.

