Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Formation de la main-d'oeuvre : Un dialogue souhaité en Beauce

durée 13h31
27 mars 2013
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Les mesures annoncées pour la formation de la main-d’œuvre lors du dernier budget fédéral sont considérées comme un non-respect des compétences provinciales. Les députés beaucerons présentent un avis discordant sur le sujet, mais souhaitent un meilleur dialogue entre Ottawa et les provinces.

Le ministre d'État (Petite entreprise et Tourisme ), Maxime Bernier croit d’emblée que le Québec a réagi vivement pour si peu. « Le gouvernement du Québec fait des tollés avec cela, je pense que c’est créer des tempêtes dans un verre d’eau », critique ce dernier.

« C’est seulement 9 % des sommes transférées au Québec qui vont servir à ce nouveau moyen-là. Les entrepreneurs connaissent bien leurs besoins de formation», justifie Maxime Bernier.

Les fonds seront puisés dans l’entente qui viendra à échéance dans un an. Le ministre Bernier appelle donc au dialogue entre le fédéral et les provinces, malgré les contestations de Québec. « Je suis pas mal sûr que nous allons avoir la participation de l’ensemble des provinces », souligne le député de Beauce à Ottawa.

« La formation professionnelle va rester une responsabilité des provinces. Les citoyens pourront se servir du Cégep et des centres de formation professionnelle qui sont sous la juridiction du gouvernement du Québec. Avec cette mesure on répond aux besoins des entreprises et la pénurie d’emploi », réitère-t-il.

M. Bernier espère que ces mesures de la formation de la main-d’œuvre créeront un effet de levier dans le secteur privé. Il rappelle que 250 000 emplois sont vacants faute de main-d’œuvre qualifiée.

Dutil souhaite aussi le dialogue, mais…
Reconnaissant que les besoins de la formation de la main-d’œuvre sont très présents, Robert Dutil est clair, le fédéral joue dans les plates-bandes des provinces dans ce dossier. « C’est un champ de compétence provinciale, il faut le défendre. Il y a moyen de s’asseoir ensemble et de se comprendre. Nous ne sommes pas les seuls à être contre cela », affirme Dutil mentionnant que l’Ontario s’est aussi opposé à cela.

« Le Québec et l’Ontario, cela commence à être pesant. C’est près du deux tiers de la population. Il y a d’autres provinces qui vont lever le drapeau », songe ce dernier.

Il a rappelé au ministre Bernier que toucher à la formation était similaire au fait de ne pas remettre les fameuses données du registre des armes d’épaules à la province de Québec.

Une motion à l’Assemblée nationale
Aujourd’hui, la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Emploi et d'Économie sociale, Kathleen Weil a déposé hier, dans le cadre des affaires inscrites par les députés de l'opposition, une motion à l'Assemblée nationale qui sera débattue et votée aujourd’hui par les députés de tous les partis.

Cette motion se veut que l'Assemblée nationale réaffirme que la formation de la main-d'œuvre est une compétence du Québec. Elle exige que le gouvernement péquiste forme des alliances avec les autres provinces canadiennes de même qu'avec tous les partis représentés à la Chambre des communes dans ce dossier afin de presser le gouvernement fédéral de renouveler l'entente Canada-Québec sur le marché du travail 2008-2014 selon les modalités actuelles.

Finalement, la motion indique aussi que le gouvernement fasse pression auprès d’Ottawa pour renoncer à sa décision de mettre fin au crédit d'impôt pour les fonds de travailleurs.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 17 avril 2026

L'allocation fédérale pour l'épicerie et les besoins essentiels arrivera le 5 juin

Le chèque des libéraux destiné à aider les familles confrontées au coût élevé de la vie arrivera le 5 juin. Le premier ministre Mark Carney a annoncé en janvier qu'Ottawa verserait un paiement direct équivalant à 50 % de la valeur annuelle totale du crédit pour la TPS/TVH existant du gouvernement, qui s'appellera désormais l'Allocation canadienne ...

Publié le 16 avril 2026

Christine Fréchette est officiellement la première ministre du Québec

C’est officiel: Christine Fréchette a été assermentée mercredi en tant que 33e première ministre du Québec. Elle devient la deuxième femme de l’histoire du Québec à occuper cette fonction après Pauline Marois. La cérémonie d’assermentation s’est tenue à l’Agora de l’Assemblée nationale mercredi après-midi en présence de plusieurs dignitaires, de ...

Publié le 15 avril 2026

Christine Fréchette assermentée aujourd'hui

Christine Fréchette doit prêter serment aujourd'hui en tant que première ministre du Québec, à moins de six mois des élections provinciales. Elle a battu Bernard Drainville dans la course pour succéder à François Legault, qui a fondé la Coalition Avenir Québec en 2011 et occupait le poste de premier ministre depuis 2018. Âgée de 55 ans, Mme ...

app-store-badge google-play-badge