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Mesures contre la COVID-19

Québec resserre la vis dans les bars

durée 13h40
9 juillet 2020
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Inès Lombardo, Journaliste

Toujours accompagné du Dr Horacio Arruda lors de ses conférences de presse sur la COVID-19, le ministre de la Santé Christian Dubé a annoncé trois mesures restrictives pour les bars au Québec, trouvées en «compromis» avec les représentants. Une présence accrue de la police ainsi que la tenue d'un registre, pour l'instant non-obligatoire, ont aussi été abordés ce jeudi 9 juillet.

Le ministre l'a répété: le virus circule toujours. « Ceux qui pensent l'inverse font une grave erreur. Ne pas suivre les consignes, c'est faire preuve d'égoïsme », a-t-il lâché, le ton dur, avant d'ajouter: «  Ce n'est pas acceptable après tous ces sacrifices.»

Les trois mesures applicables dès demain, vendredi 10 juillet dans les bars de la province sont les suivantes:

  • les bars devront arrêter de vendre boissons alcoolisées à minuit. Les clients devront partir avant 1h du matin.
  • les établissements ne pourront pas accueillir plus de 50% de leur capacité.
  • la danse est interdite. Les clients doivent désormais rester assis pour consommer de l'alcool.

Les restaurants ne sont pas concernés pas ces mesures, a précisé le ministre.

« Cette décision a été prise dans une approche de  compromis avec les représentants et différentes associations de bars. Je sais que ça ne fait pas l'affaire de tous. On aurait pu fermer les bars et s'en tenir là. Mais nous voulons nous fier à l'intelligence des gens. Si ça ne fait pas la job, on fermera », a précisé le ministre.


Le registre des clients de plus en plus utilisé

Dans ses discussions avec les associations de bars, ces derniers se sont montrés ouverts à la tenue d'un registre des clients. En cas d'éclosion, il serait ainsi plus facile et rapide de retracer les contacts et éteindre les départs de foyers de cas positifs. Le gouvernement a insisté sur la collaboration entre les clients et les propriétaires.


Une présence accrue de la police pour faire respecter les règles

Dans l'optique de l'application de ces règles par la population, Christian Dubé prévoit une plus grande présence policière, en particuliers dans les secteurs achalandés. Les écarts observés jusqu'à présent sont davantage venus de la part des clients que des propriétaires; il s'agit là de donner un support à ces derniers.

Pour compléter cette protection, des inspecteurs de la CNESST vérifieront aussi les mesures sécurité au sein des bars.


« Si on ne fait pas attention, ça va reprendre »

Cette décision de resserrer n'est pas une bonne nouvelle dans la mesure où elle pointe un phénomène inquiétant: ce matin les données quotidiennes publiées sont repassés au-dessus des 100 cas, avec 137 nouveaux cas. « Pour l'instant, on est dans le contrôle, a nuancé le Dr Arruda. Mais ce ne sera pas le cas si tout le monde commence à se rassembler à plus de 50 sans distanciation de 2 mètres.»

« Ce n'est pas long qu'on pourrait se retrouver dans une virale que personne veut revoir, a prévenu Christian Dubé. Ce n'est pas juste à Montréal, mais en Montérégie, au Saguenay, partout. Si on ne fait pas attention, ça va reprendre. On a besoin de tout le monde. »

Horacio Arruda a prié la collaboration des jeunes en particulier, notamment lors des enquêtes: « J'ai entendu que certains ne veulent pas donner le nom de leurs amis qui ont fait des partys. On ne vous appelle pas pour vous écoeurer, mais pour faire notre boulot en retraçant les cas. Peut-être que vous êtes malades et que ça ne vous touche pas. Mais vous pouvez le passez à quelqu'un qui en mourra », ajoutant qu'il s'agissait donc d'une « question de vie ou de mort».

Des annonces suivront sur les masques dans les prochains jours. En outre, le ministre n'a pas exclu de cibler des établissements. Certains permis ont déjà été suspendus.

 

 

commentairesCommentaires

1

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  • AP
    Alis Poulin
    temps Il y a 2 ans
    Non mais sont-ils tomber sur la tête? Demandez un régistre, c'est carrément de la dictature pour faire fermer les comerces, qui peut vivre avec la moitié de ses revenus, à part les gouvernements je n'en voit pas d'autre.

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