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Gouvernance souverainiste : Robert Dutil décrie l’approche du PQ

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10 avril 2013
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Robert Dutil, député de Beauce-Sud, a déploré une fois de plus l’approche du Parti québécois qui selon lui n’hésite pas à mousser la souveraineté et son plan de gouvernance souverainiste. « Ils font monter la tension inutile alors qu’ils sont minoritaires», décriait lundi dernier le député libéral.

Puisque le gouvernement de Pauline Marois s’oppose à une politique fédérale, il a mis sur pied une Commission nationale d’examen qui aura pour mandat d’examiner l’initiative fédérale. Portant sur la question de l’assurance-emploi, celle-ci entreprendra sous peu une tournée panquébécoise, avec à sa tête l’ex-chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe. Elle engendrera des dépenses de 1,5 M$ alors que l’austérité budgétaire règne partout en province.

 

« C’est une stratégie qui vise essentiellement à alimenter les tensions et à créer un climat d’affrontement dont les résultats sont prévisibles », a affirmé M. Dutil en prétextant que la Commission viendra fort probablement à la conclusion que la meilleure solution est de séparer le Québec du Canada.

 

« Pour 1,5 M$, nous aurons peut-être quelques pages de plus… mais j’appelle cela un scandale. C’est inutile », pense le député beauceron.

 

Aux dires de M. Dutil, la création de cette Commission est un véritable gaspillage de fonds publics. De plus, il aurait souhaité qu’ils soient utilisés à meilleur escient que de promouvoir la gouvernance souverainiste. « Dans le comté, comme, dans bien des régions du Québec, il y a des projets qui sont en attente de financement et qui seraient certainement un meilleur investissement pour l’ensemble de la population, avec un réel impact sur le développement social et économique », critique le député de Beauce-Sud.

 

« Nous avons d’autres choses à penser. La situation économique n’est pas des plus roses. Il faut travailler pour le développement économique et il faut s’entendre avec les autres provinces pour régler nos différends avec le gouvernement fédéral. »

 

À ce sujet, il juge que la position de Québec en matière de formation de la main-d’oeuvre et d’assurance-emploi peut être défendue en collaboration avec les autres provinces qui dénoncent aussi les orientations fédérales. « Au lieu de miser sur la solidarité avec ses homologues provinciaux pour travailler dans les intérêts de tous les Québécois, Pauline Marois préfère travailler pour les intérêts du Parti québécois », croit M. Dutil.

 

Lors de son point de presse, il a aussi répété les commentaires de son collègue, Pierre Moreau. « Si nous ne sommes pas satisfaits du gouvernement fédéral, ce n’est pas une raison de changer de pays », cite ce dernier.

 

Il rappelle que les élections sont un moyen d’expression de la population à cet égard. « Notre système démocratique n’est pas parfait, mais nous l’avons vécu le 4 septembre dernier », a toutefois évoqué M. Dutil.

 

Plus de collaboration souhaitée

Le leader parlementaire de l’opposition officielle rappelle que son parti s’est abstenu de provoquer des élections lors des votes budget et de l’étude des crédits. « C’est un gouvernement en sursis. Nous sommes prêts à collaborer. Nous ne sommes pas là pour avoir des élections tous les six mois parce que ce n’est pas une bonne idée », dit-il.

 

«Il faut qu’il y ait un minimum de collaboration pour que cela fonctionne dans un gouvernement minoritaire… Il faut une collaboration des deux bords », exprime M. Dutil qui dit avoir fait preuve de collaboration au cours des six derniers mois.

D'après lui, le Parti Québécois s'est montré peu collaboratif et agit à sa guise comme s’il était majoritaire. L’unique option serait de mettre fin à cette gouvernance souverainiste. « La solution, c’est de changer le gouvernement, estime ce dernier. Nous allons finir par le faire un bon matin. J’espère que nous allons le faire avec l’appui de la population. Encore faut-il avoir un appui de la population. »

 

À quand les prochaines élections ? Bien, il a rappelé que la décision revenait au chef, Philippe Couillard. Il soutient qu'il consultera son caucus au moment où il jugera opportun de provoquer le déclenchement d'élections. En attendant, il souhaite une meilleure collaboration. 

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