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13 novembre 2018 - 08:54 | Mis à jour : 10:50

François Proulx, un séminariste inspirant dans Ste-Famille-de-Beauce

Jérôme Blanchet-Gravel

Par Jérôme Blanchet-Gravel, Journaliste

François Proulx, un grand séminariste en stage dans la paroisse de Ste-Famille-de-Beauce, vient de recevoir une bourse de 500 $ de la part des chevaliers de Colomb. La remise de sa bourse a eu lieu dimanche dernier lors de la messe à St-Joseph. EnBeauce.com a tenu à dresser le portrait de ce séminariste dont le parcours est aussi inspirant qu’original.

M. Proulx, 35 ans, a commencé sa formation au Grand séminaire de Québec en 2011. Parallèlement à cette formation, il fait également sa maîtrise en théologie à l’Université Laval, après avoir complété son baccalauréat dans cette discipline et un certificat en philosophie. 

La maîtrise de François Proulx porte sur l’évolution du concept d’appartenance à la communauté dans le catholicisme québécois au XXe siècle. Dans sa recherche, il remarque que les fidèles sont de moins en moins attachés à une paroisse en particulier. Ce qui n’est pas nécessairement le cas, ici dans la région. Les chrétiens évangéliques, qui sont de plus en plus nombreux dans le monde, auraient d’ailleurs bien compris comment exploiter cette réalité.

Un parcours original 

Notaire de formation, il a travaillé durant 5 ans pour la Banque nationale, à Montréal. En effet, avant de recevoir l’appel de Dieu, il a œuvré comme conseiller juridique pour cette institution financière. M. Proulx raconte qu’il avait tout, en théorie, pour être heureux dans son ancienne vie, mais que ses divers succès ne l’avaient jamais totalement comblé. Une vie trépidante, certes, mais quelque peu superficielle…

« J’ai essayé de faire ma vie, j’ai essayé de la réussir, d’ailleurs ça a bien fonctionné. Dans la vingtaine, j’étais en appartement au centre-ville de Montréal. J’ai eu des amitiés, des blondes, des voitures. J’ai aussi fait des voyages, je suis allé dans les grands restos et j’ai assisté à des parties de hockey dans les loges du Canadien au Centre Bell. Pourtant, tout ça ne m’a jamais vraiment comblé », a affirmé M. Proulx en entrevue. 

M. Proulx a donc décidé d’entamer sa prêtrise pour combler un besoin psychologique et spirituel qui l’habitait depuis plusieurs années. Il raconte aussi que le divorce de ses parents avait laissé chez lui une blessure qui ne guérissait pas. Une blessure que seul l’amour du Christ pouvait réellement guérir. C’est lors d’une fin de semaine passée avec de jeunes catholiques dans l’Église qu’il a finalement décidé de changer de vie. 

« C’est dans l’Église que j’ai trouvé des solutions. J’ai essayé d’autres façons d’être heureux par mes propres moyens, mais c’est à travers l’Église que j’ai pu me guérir profondément. Un moment donné, c’est alors devenu clair que je voulais redonner ce que j’avais reçu. La prêtrise m’est donc apparue comme un parcours naturel. »

François Proulx aimerait bien rester en Beauce après son stage dans la paroisse de Ste-Famille-de-Beauce. Toutefois, ce ne sont pas les futurs prêtres qui choisissent la paroisse où ils vont œuvrer, mais bien le diocèse, en fonction des besoins. Un mode de fonctionnement que le séminariste accepte parfaitement. 

De bons mots pour les Beaucerons 

M. Proulx n’a que des bons mots au sujet des Beaucerons qu’il a appris à connaître dans les dernières années. Il estime aussi que les gens d’ici lui ont appris à renouer avec le « contact humain ». À l’ère du virtuel et des réseaux sociaux, il trouve la Beauce très rafraichissante sur cet aspect.  

« Ce qui est merveilleux et ce que les Beaucerons m’ont appris à aimer, c’est le contact humain. La Beauce a encore ces relations humaines, où l’on s’appelle par son nom, on est encore à dimension humaine. Ce que j’avais perdu en ville. Même à Québec, on a perdu ce contact humain. Quand on arrive ici, on trouve une chaleur, une fraternité, un accueil. Les gens sont sympathiques, sont avenants, sont gentils. Les gens viennent nous voir, nous saluent, se rappellent de moi. Il y a une vie humaine encore très présente ici », a conclu François Proulx. 

 

 

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