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Quand l’entraide peut changer une vie

Les intervenantes Marie-Ève Garneau et Sarah Bernard
Photo: Johanne Mathieu

Les intervenantes Marie-Ève Garneau et Sarah Bernard

Dans le cadre du projet Aider pour s’aider, un projet humanitaire mis de l’avant par deux intervenantes en santé mentale de Saint-Georges, six personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale partiront au Pérou, en octobre prochain.

Pour une deuxième année, les intervenantes Marie-Ève Garneau et Sarah Bernard accompagneront donc les six participants pour ce séjour de 11 jours. Deux participants de la première édition seront aussi du voyage.

Pour les participants, ce projet est un point de départ qui les amènera à relever des défis au quotidien, à découvrir la certitude d’être utile et ouvert aux autres tout en se fixant des objectifs de vie. Ils aideront aussi la communauté péruvienne en effectuant différents travaux ou projets, selon les besoins de celle-ci.

« Nos objectifs en y allant, c’est que les gens cheminent, fassent leur apprentissage personnel à travers un projet commun, qu’ils apprennent les règles de société, les habiletés sociales qui pourraient peut-être les mener un peu plus loin dans leur travail, parce que c’est quand même des gens stables qu’on souhaite aller chercher », a d’ailleurs mentionné Sarah Bernard, l’une des intervenantes.

Malgré la maladie mentale, cette expérience humanitaire leur permettra donc d’expérimenter, de partager, de ressentir, tout en continuant de cheminer, même une fois qu’ils seront de retour. Ce projet humanitaire fait également tomber les étiquettes, les participants pouvant découvrir une liberté sans jugement qu’ils n’ont pas nécessairement ici.

Un projet né d’une passion commune

Si le projet est sorti de nulle part, celui-ci est tout de même né d’une passion commune, celle de voyager.

« On aime voyager à la base, fait que, j’ai dit “Pourquoi on le ferait pas pour des clients?” Pis ça avait resté de même, pis à un moment donné on s’est dit “Bon, faudrait ben se céduler pour pouvoir partir.” L’idée est partie de nulle part un peu », a indiqué Marie-Ève Garneau.

Pour mettre en place ce voyage, les deux intervenantes sont aussi épaulées dans leur démarche par Aro International, un organisme voué à l’éducation à la coopération internationale, à la solidarité entre les peuples et à l’entraide. L’organisme leur a permis de tout planifier et de trouver un guide qui les accompagnera en tout temps.

Même si le voyage constitue un défi en soi, ce projet constitue une motivation et donnent aux participants un but à atteindre.

« Ce but-là est gros, est fort, est présent. Pis y jasent avec ceux-là de l’année passée, pis y voient que ça peut vraiment changer une vie », a ajouté madame Garneau.

Un objectif de 35 000 $

Pour réaliser le projet et financer le tout, l’objectif est d’amasser 35 000 $. Pour faire un don, vous pouvez vous rendre sur la plateforme informatique de la Fondation Santé Beauce-Etchemin au http://www.fondationsantebe.com/fr/activites.

 

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