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Caroline Veilleux de Saint-Georges veut retrouver son autonomie

Des jambes pour Caro !

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31 janvier 2020
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Gabrielle Denoncourt
Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

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Caroline Veilleux, 39 ans, ne rêve que d’une chose retrouver son autonomie perdue il y a près d’un an causé par la sclérose en plaques qui l’empêche de se tenir debout et marcher. Son espoir s’est tourné vers la prothèse motorisée intelligente de B-TEMIA, KEEOGO.

Caroline a reçu son diagnostique de la maladie un peu avant ses 20 ans, mais cela fait six ans que sa condition se détériore rapidement. Habitant Saint-Georges, elle est mère de trois filles, deux au secondaire et une au primaire. Elle se décrit comme une personne qui ne s’arrête jamais, mais dans la dernière année ses jambes ont cessé de fonctionner l’obligeant à quitter son emploi. Elle était directrice régionale des services de santé pour Cogir Immobilier.

« Je m’occupais de seize résidences pour personnes âgées dans la région de Québec. Je me promenais de Baie-Comeau en passant par Québec jusqu’à Saint-Georges. Pas capable de marcher tu ne peux pas travailler. »

Une prothèse pour retrouver une vie active

L’impossibilité d’aller voir les activités de ses enfants, de faire son épicerie seule, d’aller magasiner avec ses filles ou de simplement prendre une marche en dehors de la maison lui manque terriblement. Elle sait que grâce à cette prothèse elle pourrait retrouver une partie de sa vie d’avant.

Mme Veilleux explique que par exemple : « Ma fille fait du cheer et je ne suis même pas capable d’aller dans une école pour aller la voir parce qu’il y a des marches d’escalier, il n’y a pas d’ascenseur je ne serai pas capable de monter. » Tandis que la machine pourrait lui permettre de monter des centaines de marches si elle le souhaitait.

Si elle y croit si fermement, c’est que pendant six semaines, elle a revécu des moments précieux avec ses proches en portant la prothèse. D’ailleurs, cela faisait des années qu’elle n’avait pas eu la chance de passer une journée à magasiner avec ses trois filles.

« Allez magasiner avec maman qui n’avance pas ce n’est pas super, aller magasiner avec maman en fauteuil roulant ce n’est pas super non plus, aller magasiner avec maman qui a des pattes de robot bien là c’est plus cool un peu. J’ai été magasiné justement avec eux autres la dernière journée que j’avais mes jambes à Place Laurier. C’était la première fois depuis, je ne compte pas les années. Je réussissais à magasiner avec mes filles et à rester debout avec mes jambes. »

Un prix à payer

Malheureusement, l’achat de cet équipement qui lui changerait la vie coûte 40 000 $ et 2 500 $ par année pour l’entretien. C’est pourquoi elle a lancé une campagne de sociofinancement sur Internet : Des jambes pour Caro ! 

« Malheureusement, ce n’est pas couvert par aucune assurance ni la RAMQ. Il n’y a rien qui couvre cela dans le fond. J’ai fait l’essai pendant six semaines à coût de 100 $ par semaine et puis là on est rendu à l’achat. Il faut que je trouve des sous pour être capable de fonctionner avec ça. Quand je n’ai pas ça, je suis prise à la maison. Je ne peux pas sortir, je ne peux pas descendre en bas chez nous. »

Déterminée à continuer d’avancer

Caroline peut compter sur ses filles, son conjoint et ses amis pour l’aider dans la vie de tous les jours.

« J’ai beaucoup d’amis qui viennent donner un coup de main, j’ai mon conjoint qui est très présent aussi. Une chance que je l’ai. Même les enfants, veut veut pas ils ont développé une autonomie plus rapide que d’autres enfants parce que justement je ne suis pas capable de descendre chez nous en bas. Tout le bas c’est eux qui s’en occupent. Même ma petite qui est un amour a pris beaucoup d’autonomie si on considère avec un autre enfant de son âge. »

Pour la combattante, sa situation et ce qu’elle fera lorsqu’elle pourra marcher à nouveau se décrivent ainsi :

« Oui, la maladie va toujours rester, on ne peut pas la soigner encore, sauf il faut que je sois capable de sortir de chez nous. Si je ne peux pas recommencer à travailler, je ferai d’autres choses. Je ferai du bénévolat peu importe, mais il faut que je sorte d’ici. C’est comme inconcevable pour moi de rester dans une maison à regarder le temps passer. »

Pour aider 

Afin d'aider Caroline Veilleux à retrouver son autonomie, vous pouvez faire des dons en cliquant sur ce lien : https://www.onedollargift.com/ca-fr/Reve-Des-jambes-pour-Caro-!-36799

 

 

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