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17 octobre 2020 - 09:15 | Mis à jour : 09:16

Agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous

17 octobre: Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Par Salle des nouvelles

Cette année marque le 27e anniversaire de la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, instituant une Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Pour 2020, le thème de la journée met l’accent sur la justice sociale et environnementale pour tous. La reconnaissance croissante de la multidimensionnalité de la pauvreté signifie que ces deux problèmes sont liées et que la justice sociale ne peut être pleinement réalisée sans corriger les injustices environnementales.

La pauvreté est multidimensionnelle, c’est-à-dire qu’elle relève d’une multiplicité de dimensions différentes. Alors que des progrès ont été accomplis dans la lutte contre la pauvreté matérielle, les succès ont été plus lents dans la lutte contre les autres dimensions importantes, notamment les conséquences environnementales de plus en plus importantes. 

Les personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté sont souvent les plus touchées par les changements climatiques et environnementaux. Alors qu’elles agissent déjà pour résister à la pauvreté, aujourd’hui, elles font également face aux conséquences de ces nouveaux défis.

Cependant, leurs efforts et expériences passent souvent inaperçus ; leur capacité à poser des actes positifs est ignorée et leur voix n’est pas entendue, notamment dans les instances internationales.

Dans un monde caractérisé par un niveau sans précédent de développement économique, de moyens technologiques et de ressources financières, le fait que des millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté suscite une profonde indignation morale.

En outre, les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent faire face à de nombreuses disciminations, notamment, des conditions de travail dangereuses, des conditions de logement insalubres, des carences en aliments nutritifs, un accès inégal à la justice, une absence de participation politique et un manque d'accès aux soins de santé.

Les chiffres de la pauvreté
• 736 millions de personnes vivaient en-dessous du seuil international de pauvreté fixé à 1,90 dollar par jour en 2015.

• En 2018, près de 8 % des travailleurs et leurs familles dans le monde vivaient avec moins de 1,90 dollar par personne et par jour

• La plupart des personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté sont réparties entre deux régions : l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne.

• Les taux de pauvreté élevés se trouvent le plus souvent dans des petits pays, fragiles et touchés par des conflits armés.

• En 2018, environ 55 % de la population mondiale bénéficie bénéficiait d’au moins un type de prestation de protection sociale en espèces.

Chaudière-Appalaches
En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, la Marche mondiale des femmes, le Comité régional pour la Marche mondiale des femmes tient également à souligner qu’encore aujourd’hui, des inégalités persistent en Chaudière-Appalaches : 

En 2019, on constate que l’écart se creuse entre le taux horaire moyen qui est accordé aux travailleuses et celui de leurs collègues masculins. Les femmes qui accusaient un écart de 2,96 $ en 2018 touchent en 2019, 3,10 $ de moins de l’heure que les hommes.

Dans la région, 70 % des familles monoparentales ont à leur tête une femme comme cheffe de ménage (Statistique Canada, 2017b).

En Chaudière-Appalaches, près de 30 % des femmes travaillent dans le domaine de la vente et du service (SCF, 2019), un des secteurs les plus fragilisés par la pandémie. 

Selon le Comité des femmes du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches : « Il y a beaucoup de postes détenus par des femmes qui sont des postes à temps partiel et cela, c’est quand elles ne sont carrément pas uniquement sur une liste de rappel (emplois très précaires), et que beaucoup de femmes sont monoparentales : elles doivent donc occuper plus d’un emploi pour joindre les deux bouts. »

Malgré cette conjoncture difficile, le Comité régional pour la Marche mondiale des femmes croit plus que jamais qu’il est important de s’unir et mobiliser toutes les composantes du mouvement des femmes afin d’obtenir des gains concrets, spécialement en cette journée pour l’élimination de la pauvreté.

Le Comité régional pour la Marche mondiale des femmes est issu du Réseau des groupes de femmes de Chaudière-Appalaches, dont la mission première est de défendre les droits des femmes.

Sources: Nations Unies, Réseau des groupes de femmes de Chaudière-Appalaches.

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