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Classique internationale de canots 2022  

Une dernière compétition mouvementée pour l'équipe de Canotage de Beauce

durée 16h15
7 septembre 2022
Léa Arnaud
durée

Temps de lecture   :  

4 minutes

Par Léa Arnaud, Journaliste

La 89e édition de la Classique internationale de canot Rabaska n'a pas été un long fleuve tranquille pour l'équipe de Canotage de Beauce, qui a tout de même terminé en 6e position au cumulatif.

La descente de la rivière Saint-Maurice, entre La Tuque et Trois-Rivières, se déroulait du 3 au 5 septembre, en trois étapes. Canotage de Beauce s’est offert une tonne de péripéties et de rebondissements pour souligner ses 10 ans d’existence.  

« On a eu des rebondissements avant même que la compétition commence parce que, sur nos 15 rameurs, deux filles n'ont finalement pas pu participer à la course. On avait finalement 8 gars et 5 filles, sauf que pour faire la compétition, on doit toujours avoir 4 filles à bord. Alors celles qui prévoyaient de faire 50% du parcours, ont finalement dû faire des courses complètes ou avoir très peu de repos! », a raconté Christian Ruel, directeur de course pour Canotage de Beauce, en entrevue téléphonique avec EnBeauce.com.

Par conséquent, il fallait s'attendre à ce que l'équipe ait à composer avec la fatigue et des baisses d’énergie en cours de route.

Jour 1
Un parcours de 80 km au départ de La Tuque et jusqu'à Saint-Roch-de-Mékinac. Une course de près de sept heures.

L’équipe beauceronne est restée longtemps en deuxième position, puis a finalement terminé à la 5e place.

Jour 2 
Une journée difficile pour Canotage de Beauce lors de cette étape reliant Saint-Roch-de-Mékinac à Shawinigan. Il y avait deux portages à réaliser et une rapide à franchir. 

L’équipe reste avec l’avant de la course pendant les 3 premières heures, mais malheureusement, une mauvaise manœuvre au rapide des Hêtres (Shawinigan) provoque un remplissage du Rabaska. 

« On est la seule équipe qui a eu ce problème-là. Donc on a dû mettre le canot à la rive, le vider et repartir. Toutes les équipes s’entendent à dire qu’on a probablement le record pour remettre un canot sur l’eau dans ces circonstances, on l’a fait en moins de dix minutes », a précisé Christian Ruel. 

Ainsi, les Beaucerons ont repris la course en dernière position, très loin derrière. Pendant la dernière heure du parcours, ils ont ramé intensément jusqu’à réussir à rattraper une position à 200 m de la ligne d’arrivée.

Jour 3    
La dernière étape se faisait de Shawinigan à Trois-Rivières, avec deux portages et une autre rapide. Canotage de Beauce commençait à 12, car un équipier n’était pas en mesure de participer ce jour-là.

Avec le retard pris la veille, l’équipe connaît un départ difficile, d’abord en dernière position, elle réalise le dépassement de cinq Rabaskas simultanément et se positionne en 2e place à Shawinigan.

« On était troisième au premier portage, mais on avait plus de gaz à la fin pour creuser l’écart qu’on avait. »

Malgré ce début de course canon, les substitutions des autres équipes font en sorte que l’équipe beauceronne, fatiguée, chute jusqu’à la 6e place à l’arrivée. 

« Nos compétiteurs nous ont fait remarquer que si nous nous représentons à 15 l’année prochaine, on peut s’attendre à un top 3 si les conditions sont similaires! Pour cette année on va se contenter d’une 6e place et de beaucoup d’anecdotes! On a vraiment eu du fun et on avait un très bel esprit d’équipe. »

Bilan de l’expérience
À travers les obstacles, deux rameurs ont réalisé l’exploit de faire cette compétition sans avoir été remplacé. Nicole Boutin et Dany Veilleux ont fait la course de La Tuque jusqu’à Trois-Rivières. 

De leur côté, Richard Sirois (69 ans) et Claude Boucher (62 ans) ont annoncé leur dernière participation à la Classique comme athlète. Ils seront certainement approchés pour servir de ravitailleurs l’an prochain. L’équipe salue leur persévérance et leur capacité physique hors du commun.  

La passion étant ce qu’elle est, l’équipe va continuer de s’entraîner par plaisir tout au long du mois de septembre. Elle profitera de cette période pour faire du recrutement et de la recherche de financement pour leur saison 2023. Vu sa popularité grandissante, Canotage de Beauce souhaiterait faire l’acquisition d’un 2e canot de compétition au printemps prochain. L’idée de faire une levée de fond est en cours de discussion au sein de l’administration de cet OSBL. 

« Nous en profitons également pour saluer et remercier tous les Beaucerons et Beauceronnes qui se sont arrêtés le long des passerelles pour nous encourager, et ce, tout au long de l’été. Vos applaudissements et encouragements nous rendent d’autant plus fières de notre région », a fait savoir l’organisation par communiqué de presse.

Pour la prochaine année, beaucoup de travaux sont à prévoir sur le canot bien écorché. « Mais ça finit avec beaucoup de sourires et beaucoup d’enthousiasme! », a conclu Christian Ruel.

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