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Chroniques financières, par

16 mai 2019 - 14:54

Les Canadiens veulent retarder leur retraite

Mais plusieurs sont obligés de la prendre plus tôt.

Près de la moitié des Nord-Américains âgés de 55 à 64 ans envisagent de retarder leur départ à la retraite, certains s’attendent même à travailler jusqu’à la fin de leurs jours, révèle le sondage RISE réalisé par Franklin Templeton. Cependant, plus de la moitié d’entre eux ont dû prendre leur retraite plus tôt que prévu.

Ainsi, 46 % des jeunes baby-boomers canadiens veulent retarder l’âge de la retraite et 15 % estiment qu’ils devront continuer de travailler toute leur vie, contre respectivement 48 % et 17 % aux États-Unis. Cette proportion augmente encore chez les travailleurs autonomes : 22 % d’entre eux ne prévoient pas arrêter de travailler.

Ce pourcentage élevé n’est certainement pas étranger au fait que près du cinquième des jeunes baby-boomers (21 % au Canada et 17 % aux États-Unis) préretraités n’ont aucune épargne-retraite.

« Alors que l’espérance de vie augmente et qu’il est de plus en plus difficile d’épargner en vue de la retraite en raison du coût de la vie élevé, nous constatons que les membres de toutes les générations craignent de plus en plus de ne pas avoir mis suffisamment d’argent de côté pour leur retraite, souligne Matthew Williams, premier vice-président de Franklin Templeton Canada.

DIFFÉRENCES PARMI LES BABY-BOOMERS

Le sondage de Franklin Templeton a relevé des différences selon l’âge des baby-boomers. Ainsi, bien qu’ils aient envie de rester sur le marché du travail, plus de la moitié des jeunes baby-boomers canadiens et américains (respectivement 54 % et 60 %) ont pris leur retraite plus tôt que prévu, contre seuls 32 % des baby-boomers canadiens et 37 % des Américains qui ont entre 65 et 73 ans.

Encore une fois, davantage de jeunes baby-boomers que de baby-boomers plus âgés ont dû partir à la retraite en raison de circonstances hors de leur contrôle (34 % contre 20 %). Cet écart est encore plus marqué chez les Américains, où la proportion s’élève à 33 % chez les jeunes baby-boomers et 17 % chez les plus âgés.

Duane Green, président et chef de la direction de Franklin Templeton Canada, explique ces différences en raison du contexte économique.

« En 2009, lorsque les marchés boursiers ont commencé à se redresser, de nombreux jeunes baby-boomers gravissaient les échelons dans leur carrière, alors que les baby-boomers plus âgés approchaient l’âge de la retraite pendant leurs années les mieux rémunérées, explique-t-il. Dix ans plus tard, après une longue période de marché haussier, les baby-boomers, jeunes et plus âgés, se trouvent encore une fois dans des situations de vie différentes. Nous constatons que de nombreux baby-boomers plus âgés bénéficient du transfert du patrimoine de leurs parents, alors que les jeunes baby-boomers vivent une expérience éprouvante, qui consiste à trouver un équilibre dans leur vie plus coûteuse – en raison des soins qu’ils prodiguent à des parents âgés et du fait qu’ils ont encore des enfants financièrement à leur charge –, tout en épargnant pour une retraite qui leur paraît de plus en plus inaccessible. »

Effectivement, davantage de jeunes baby-boomers canadiens préretraités ont un membre de la famille à leur charge, respectivement, que les plus âgés (24 % et 9 %). Pour cette raison, ces jeunes baby-boomers n’ont pas pu épargner autant qu’ils le voulaient, ont réduit leurs dépenses personnelles et ont également été obligés de retirer une partie de leurs fonds d’épargne personnelle.

DE VIVES INQUIÉTUDES

La grande majorité des jeunes baby-boomers et des Y (73 %) craignent de ne pas avoir assez épargné pour leur retraite, et 86 % se disent inquiets quant à leur capacité à assumer leurs dépenses à la retraite.

Parmi leurs préoccupations, on voit que le quart d’entre eux craint de ne pas pouvoir assumer leur style de vie une fois à la retraite. Cette crainte semble fondée puisque plus du tiers des Canadiens et des Américains qui ont pris leur retraite il y a 11 ans ou plus ont admis que leurs dépenses globales avaient augmenté depuis qu’ils avaient pris leur retraite.

Une autre crainte est les dépenses médicales et pharmaceutiques (18 %). Parmi les Canadiens retraités, plus du quart (27 %) ont affirmé être préoccupés par les dépenses liées à l’aide à la vie autonome.

Plus de la moitié des Canadiens (52 %) ont peur finalement de survivre à leur épargne. Cette crainte est nettement moins élevée parmi les Canadiens déjà retraités puisque seuls 31 % craignent que cela leur arrive.

ÉPARGNE ET CONSEIL

À l’heure actuelle, près de la moitié des jeunes baby-boomers font appel à un conseiller en services financiers. Ceux-ci sont davantage susceptibles d’épargner en vue de la retraite que les autres baby-boomers (96 % contre 59 %).

« Peu importe la génération dont la personne est issue, le fait d’obtenir des conseils et d’élaborer une stratégie d’épargne et de retraite est une étape importante en vue de veiller à ce qu’elle atteigne ses objectifs futurs, a indiqué Liz Bouthillier, première vice-présidente, Ventes, de Franklin Templeton Canada. Alors que de nombreuses personnes continuent de vivre plus longtemps en raison des progrès en matière de soins de santé, les probabilités d’épuiser leur épargne-retraite avant leur décès augmentent. En plus d’aider les gens à épargner en vue de la retraite, les conseillers constituent une ressource essentielle pour aider les retraités à obtenir et comprendre les diverses sources de revenu de retraite. »

Ces retraités qui bénéficient de l’aide d’un conseiller sont davantage rassurés quant à leur capacité de produire un revenu suffisant à la retraite pour durer plus de 30 ans, 77 % pensent y arriver contre 45 % pour les Canadiens qui n’utilisent pas les services d’un conseiller.


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Par Conseiller.ca  8 mai 2019

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