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Blogue | Pavillon du coeur, par

19 décembre 2019 - 09:00

L’activité physique, un antidépresseur naturel

L’activité physique, un antidépresseur naturel

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la dépression est la première cause d’invalidité au Canada. En ce sens, l’inactivité physique augmenterait significativement les risques de souffrir de dépression.

Ce n’est pas un secret, l’activité physique améliore notre humeur. C’est une des raisons pour laquelle l’activité physique, avec un suivi médical, est de plus en plus mise de l’avant pour aider à traiter la dépression!

Il y a beaucoup d’études scientifiques qui s’intéressent aux bénéfices de l’activité physique sur la dépression, en voici quelques-uns :

  • Améliore l’énergie perçue;
  • Améliore la confiance et l’estime de soi;
  • Améliore la gestion du stress;
  • Améliore la concentration;
  • Diminue l’anxiété.

Comment en retirer des bienfaits?

Nos messagers chimiques (neurotransmetteurs et hormones) associés à l’humeur bonifient leurs actions avec l’activité physique régulière. En d’autres mots, si vous souhaitez profiter des bienfaits antidépresseurs et les maintenir, essayez de bouger tous les jours.

Cependant, pour une personne souffrant de dépression c’est très difficile! De surcroit, il devient primordial d’être supporté par une approche humaine, progressive et structurée à l’activité physique.

 

5 suggestions pour intégrer l’activité physique à votre quotidien

1 - Demandez l’aide d’un professionnel : le kinésiologue

Le kinésiologue est le professionnel la santé, spécialiste de l’activité physique, qui utilise le mouvement à des fins de traitement. Pour une personne souffrant de dépression, le kinésiologue aide à entreprendre et maintenir la pratique d’activités physiques. Son intervention est adaptée à la condition physique, aux intérêts, au niveau d’énergie et de motivation.

Un professionnel pour vous guider, vous écouter et vous encourager dans votre pratique d’activités physiques améliore grandement les chances de réussite.

 

2 - Allez-y progressivement

Afin d’augmenter votre estime et votre confiance en vous-même, il est très important d’éviter les activités physiques trop difficiles en termes de complexité, de durée ou d’intensité. Autrement dit, si vous décidez d’aller marcher, débutez par de plus petites distances ou de plus courtes périodes de temps.

En effet, seulement 10 minutes d’activité physique par jour suffisent pour engendrer des bienfaits psychologiques et physiques! Ensuite, à vous de décider s’il est possible d’augmenter la durée de vos activités ou faire plusieurs blocs dans la journée.

 

3 - Amusez-vous

Lorsqu’on utilise l’activité physique dans le traitement de la dépression, il est important de choisir une activité plaisante et de ressentir de la satisfaction lors de celle-ci. En effet, plus le plaisir est grand, meilleurs seront les bénéfices sur le bien-être psychologique. Le plaisir peut venir de l’activité en soi, de l’environnement ou des interactions sociales.

 

4 - Fixez-vous des objectifs attrayants et atteignables

Le fait d’avoir un but à atteindre augmentera votre motivation et, par conséquent, votre énergie. Cela est bénéfique pour se mettre en action et maintenir vos bonnes habitudes.

 

5 - Diminuez votre temps sédentaire

Le mouvement, c’est la vie! Des études suggèrent qu’être immobile de façon prolongée et fréquente (sédentarité) augmenterait les risques des développer des symptômes dépressifs. Une solution serait de réduire la durée des périodes immobiles en se levant ou en bougeant plus fréquemment. Un truc simple : Durant les publicités à la télévision, aller vous servir un verre d’eau!

 

Au Pavillon du cœur, on peut vous aider!

Pour être guidé et supporté dans votre pratique d’activités physiques, je vous invite à prendre rendez-vous avec un(e) de nos kinésiologues.

Nous offrons également une grande variété de cours en groupe axés sur le plaisir et adaptés à toutes les conditions physiques.

 

Références :

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM-5®). American Psychiatric Pub.

Craike, M. J., Hibbins, R., & Cuskelly, G. (2010). The influence of various aspects of enjoyment on participation in leisure time physical activity. World leisure journal, 52(1), 20-33. DOI :

Dorée, J., Gaudreau, A. (). L’activité physique et la dépression. Communication présentée au 26e congrès de la FKQ, Lévis. Repéré à https://congres.kinesiologue.com/images/files/D%C3%A9pression%20et%20AP.pdf

Hallgren, M., Herring, M. P., Owen, N., Dunstan, D., Ekblom, Ö., Helgadottir, B., ... & Forsell, Y. (2016). Exercise, physical activity, and sedentary behavior in the treatment of depression: broadening the scientific perspectives and clinical opportunities. Frontiers in Psychiatry, 7, 36.

DOI : 10.3389/fpsyt.2016.00036

Saunders, T. J., Larouche, R., Colley, R. C., & Tremblay, M. S. (2012). Acute sedentary behaviour and markers of cardiometabolic risk: a systematic review of intervention studies. Journal of nutrition and metabolism, 2012. DOI : 10.1155/2012/712435

Scully, D., Kremer, J., Meade, M. M., Graham, R., & Dudgeon, K. (1998). Physical exercise and psychological well being: a critical review. British journal of sports medicine, 32(2), 111-120.

DOI : 10.1136/bjsm.32.2.111

Thorp, A. A., Kingwell, B. A., Owen, N., & Dunstan, D. W. (2014). Breaking up workplace sitting time with intermittent standing bouts improves fatigue and musculoskeletal discomfort in overweight/obese office workers. Occup Environ Med, 71(11), 765-771. DOI:10.1136/oemed-2014-102348

 

Chaque semaine, nous vous proposerons un article différent
en lien avec notre mission. Revenez nous lire!

 



Jean-Samuel Lanoue,

B.Sc. Kinésiologie
 

 2640, boulevard Dionne, Saint-Georges (Québec) G5Y 3X8
[email protected]  | coeur.ca | 418 227-1843 

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