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Chronique Pier Dutil, par

24 septembre 2019 - 03:59

Qui va sauver la planète?

2 Commentaire(s)
 

QUI VA SAUVER LA PLANÈTE?

 

Nous sommes près de huit milliards d’humains à vivre sur la terre présentement et 90 millions de nouveaux venus s’ajoutent annuellement.

Depuis quelques années, la question de l’environnement n’a cessé de prendre de l’importance dans l’actualité. Présentement, le sujet, comme la température, est de plus en plus chaud.

Il aura fallu qu’une jeune suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, décide de se pointer seule devant le parlement de son pays demandant aux élus de prendre des mesures pour sauver la planète pour qu’un courant mondial prenne forme.

Vendredi dernier, un peu plus d’un million de jeunes, dans 130 pays, ont pris la rue, séchant leurs cours, pour sensibiliser les dirigeants politiques à l’urgence d’intervenir pour sauver la planète. Lundi, l’ONU tenait un sommet sur le climat pour sensibiliser tout le monde à l’urgence d’agir.

 

des faits

À l’échelle de la planète, des changements importants du climat se produisent à une vitesse vertigineuse.

Les tornades qui frappent l’Amérique sont de plus en plus violentes et frappent maintenant des régions qui n’avaient jamais été touchées dans le passé. On a pu le constater dernièrement avec l’ouragan Dorian qui a atteint les côtes de la Nouvelle-Écosse et des Îles de la Madeleine, entre autres.

On nous montre souvent des images de la banquise de l’Arctique qui fond rapidement, ce qui entraîne une montée du niveau des eaux des océans. Déjà, des îles du Pacifique sont menacées de disparition et on doit relocaliser des populations.

À Miami, en Floride, la source d’approvisionnement d’eau se situe dans les Everglades. Or, depuis quelques années, le niveau de la mer à la hausse menace d’envahir les Everglades, ce qui aurait pour effet de menacer cette importante source d’approvisionnement en eau potable.

 

Plus près de nous

Si tous ces phénomènes semblent loin de nous et peuvent en inciter certains à dire que nous ne sommes pas menacés, laissez-moi vous donner quelques exemples de menaces qui nous pendent au bout du nez.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, un village, Tuktoyaktuk, situé sur l’océan Arctique, voit ses berges érodées de 10 mètres par année. On prépare déjà le déménagement d’une partie importante du village. De plus, la fonte du pergélisol, cette bande de terre gelée en permanence sur laquelle on a construit des villages, des routes et des pistes d’atterrissage , menace de s’effondrer.

Rapprochons-nous un peu. Au cours des dernières années, les berges de la Côte-Nord et de la Gaspésie ont subi une importante érosion qui a obligé plusieurs propriétaires à envisager un déménagement si on ne veut pas voir sa résidence emportée. Et ce n’est qu’un début. Nous avons aussi eu droit à des tornades majeures à Gatineau en 2018 et à St-Rock-de-l’Achigan cet été.

Et que dire des inondations au Québec le long du Richelieu, de la rivière Outaouais et le long d’autres cours d’eau. Les débordements sont de plus en plus importants d’une année à l’autre.

Enfin, que dire aussi des débordements de notre Chaudière. Cette année, ce fut tout simplement catastrophique. Les municipalités de Ste-Marie et de Beauceville ont été lourdement touchées. À Ste-Marie, quand on pense que l’eau a atteint le boulevard Vachon, ce n’est pas rien. Plus d’une centaine de résidences seront démolies et autant de familles devront se relocaliser.

À Beauceville, on s’interroge sur le maintien de l’activité commerciale sur le boulevard Renault. Certains commerces sont encore fermés, après plusieurs mois.

Et n’allez pas croire que ces phénomènes vont se résorber au cours des années. L’Organisation météorologique mondiale de l’ONU déclarait récemment que, de 2015 à 2018, la planète a connu sa période la plus chaude depuis que les relevés météorologiques existent, soit en 1850.

 

Les climato-sceptiques

Malgré tous ces phénomènes facilement observables, il se trouve encore des gens, et non pas les moindres, pour nier cette menace.

Dernièrement, le Président du Brésil, Jair Bolsonaro, disait avoir trouvé la solution pour préserver l’environnement. Il suffisait aux humains de «manger moins» et «de faire caca un jour sur deux». WOW! De son côté, le brillant Président américain, Donald Trump, affirme que toute cette affaire est une invention de la Chine pour distraire l’attention des humains. Pas fort là non plus!

Ces climato-sceptiques font preuve soit d’aveuglement volontaire, soit d’ignorance.

Vendredi prochain, une journée de sensibilisation aura lieu au Québec, notamment à Montréal où sera présente la jeune suédoise Greta Thunberg.

Déjà, plusieurs institutions scolaires ont décidé de fermer leurs portes ce jour-là pour inciter les jeunes à participer à la marche prévue. Il en est de même également de certains commerces et d’entreprises.

C’est bien beau de manifester, mais que se passera-t-il par la suite. Personnellement, je me réjouis de voir que les jeunes semblent vouloir s’approprier la cause de l’environnement. Après tout, ce sont eux qui auront à vivre avec les impacts de notre inaction. Mais je préférerais qu’on le fasse en dehors des heures de classe, car il ne faudrait pas que la lutte au climat se fasse aux dépends de l’éducation.

 

PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine aux adultes qui doutent parfois de notre jeunesse :

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Toutes vos réactions

2 réaction(s)
  • Le climat a toujours changé et changera toujours, et ce malgré notre insignifiance dans ce phénomène. Je vous croyais plus sage M. Dutil.
    Paul - 2019-09-24 16:06
  • Et si la solution venait de la Beauce...

    Très bon article, Pier !

    Maintenant, passons aux solutions applicables rapidement.

    Dans une autre vie, alors que j’étais embouteilleur de Coca-Cola, une bouteille retournable et réutilisable faisait 50 voyages avant que nous ne la passions au broyeur à verre, et réexpédions ces barils de verre broyé aux compagnies de verre qui refondaient ce verre pour fabriquer des bouteilles de bière neuves.

    Avec l’avènement du plastique à usage unique, ça prend aujourd’hui 50 contenants pour en remplacer un seul, pour la même quantité de breuvage vendu.

    Imaginez les montagnes de déchets juste en Beauce alors que j’embouteillais 15 000 000 de bouteilles par année dans un territoire de 100 000 personnes. Rajoutez à cela ce que mes concurrents, Pepsi, 7-up et Liqueurs Saint-Georges embouteillaient eux aussi.

    Un gaspillage éhonté !

    De plus, les bouteilles d’eau, de jus et de boissons énergisantes n’ont pas de consigne et la consigne existante sur les boissons gazeuses et la bière date des années ‘80 et n’a jamais subi de hausse depuis cette époque.

    Réglons d’abord ce problème et nous aurons réglé une grande partie du problème, éliminant à la source les “ continents “ de plastique qui s’accumulent actuellement dans nos océans.

    Comment ?

    À suivre...




    Michel J. Grenier - 2019-09-29 17:07