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Chronique Pier Dutil, par

26 avril 2021 - 18:00

Enfin de bonnes nouvelles!

1 Commentaire(s)

ENFIN DE BONNES NOUVELLES!


Au cours des derniers mois, les bonnes nouvelles se sont faites plutôt rares et les raisons de se réjouir étaient quasi inexistantes.

La semaine dernière, les propos des dirigeants de la santé publique du Canada et la large adhésion des Québécoises et Québécois à la vaccination nous ont permis de voir la lumière au bout du long tunnel dans lequel nous pataugeons depuis maintenant 14 mois.

ON PRÉPARE NOTRE ÉTÉ

Vendredi dernier, l’administratrice-en-chef de l’Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam et le sous-administrateur-en-chef du même organisme, le Dr Howard Njoo, ont émis des propos remplis d’espoir.

Se basant sur l’évolution de la campagne de vaccination qui prévaut au Canada, il est permis de croire que l’on pourrait revenir à une certaine normalité à la mi-juillet ou au début d’août. Ce vent récent d’optimisme tient au fait qu’à l’été, 75 % des Canadiennes et Canadiens auraient reçu leur première dose de vaccin et 20 % auraient reçu leur deuxième dose. Les risques de contagion seraient ainsi réduits de beaucoup et il serait donc possible d’envisager un allègement des mesures de protection, sans toutefois les éliminer totalement.

Ce qu’il nous faut comprendre de ces commentaires, c’est que nous sommes en train de préparer notre été. Si l’on veut retourner à une vie sociale qui se rapproche de la normalité, il nous appartient de nous faire vacciner et de respecter les consignes mises en place par nos dirigeants. J’ose espérer que les gens réaliseront, une fois pour toutes, que la solution est entre nos mains et non entre les mains des Gouvernements.

On pourra parler d’une certaine immunité collective lorsque de 75 à 80 % des Canadiennes et Canadiens auront été vaccinés.es. Alors, à nous de jouer!

LES SUCCÈS DE LA VACCINATION

Au Québec, deux décisions majeures ont eu un impact important sur le déroulement de la vaccination. D’abord, le fait d’offrir le vaccin mal aimé AstraZeneca sans rendez-vous a créé un engouement qui a démontré largement qu’une forte proportion de la population craignait davantage les risques reliés à la COVID-19 que ceux reliés au vaccin. En un peu plus d’une semaine la plupart des régions du Québec ont écoulé la presque totalité de leurs vaccins AstraZeneca.

Deuxièmement, l’idée d’ouvrir à des clientèles plus jeunes, 45 ans et plus, la possibilité de recevoir un vaccin a également eu pour effet d’accroître le nombre d’individus qui se sont précipités dans les centres de vaccination.

On pourrait même ajouter l’ouverture de centres de vaccination dans des centaines de pharmacies pour expliquer le succès de la vaccination.

Ces initiatives ont fait en sorte que, en date de vendredi dernier, 
2 763 535 premières doses ont été injectées dans les bras des Québécoises et Québécois, soit à 40 % de la population de plus de 16 ans. Au Canada, le Québec n’est devancé que par la Saskatchewan pour le nombre de doses par 100 000 habitants. Et, prochainement, on commencera à offrir la deuxième dose aux résidents des CHSLD et des RPA, ce qui contribuera à protéger encore davantage cette population vulnérable.

EN CHAUDIÈRE-APPALACHES ET EN BEAUCE

Si la région de Chaudière-Appalaches et la sous-région de la Beauce continuent d’avoir le pire bilan au Québec, nous avons constaté une importante amélioration au cours de la semaine dernière.

En date du 17 avril dernier, Chaudière-Appalaches recensait 1 721 cas actifs. Ce nombre était passé à 1 397 le 24 avril, soit une diminution de 324 cas ou de 18,8 %. En Beauce, les statistiques du 17 avril révélaient 746 cas actifs, contre 671 une semaine plus tard, une diminution de 75 cas ou de 11,2 %. 

C’est encore beaucoup trop dans les deux cas, mais il faut savoir reconnaître que la situation s’améliore. Et l’une des raisons qui explique cette amélioration est le succès des efforts de vaccination et de la réponse du public. En date de mercredi dernier, Kary Paquet, la chef de site en vaccination de masse du secteur sud à St-Georges, confiait à enBeauce.com que toutes les places disponibles pour recevoir le vaccin au cours de la semaine dernière avaient été réservées. 

Depuis quelques semaines le rythme de vaccination en Chaudière-Appalaches se situe entre 4 000 et 5 000 doses par jour. À date, plus de 140 000 doses ont été injectées en Chaudière-Appalaches, pour un taux de vaccination de 32,2 % de la population de la région.

DES FÉLICITATIONS À ADRESSER

Lorsque le premier Ministre François Legault a parlé de son objectif d’offrir une première dose de vaccin à toutes les Québécoises et tous les Québécois désireux de recevoir le vaccin avant le 24 juin prochain, plusieurs étaient septiques, dont moi-même. 

Avec un rythme de vaccination dépassant les 80 000, voire même les 90 000 doses par jour, tout porte à croire que François Legault gagnera son pari, en autant que les livraisons des divers vaccins se maintiennent au rythme prévu.

Ce succès est aussi attribuable à l’organisation mise en place à l’échelle du Québec, à la réponse du personnel de la santé et à l’implication de plusieurs retraités.es qui n’ont pas hésité à revenir au boulot pour faire leur part.

Cette campagne de vaccination constitue sans nul doute l’une des belles réalisations du système de santé qui, il nous fait l’admettre, ne nous avait pas donné souvent l’occasion de nous réjouir au cours des dernières années. Saluons cette belle performance!

Visionnez tous les textes d'opinion de Pier Dutil

PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui sont impliqués.es dans la mise en place et le déroulement de la présente campagne de vaccination au Québec :

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  • J'aimerais partager votre optimisme, mais je ne vois toujours pas de lumière au bout du tunnel. Je ne critique en rien la vaccination, ayant moi-même reçu le premier vaccin de pfizer et mon 2e en juillet. Dès le début de cette pandémie en 2020, j'ai dit et répété à plusieurs reprises que ce virus est un virus de la biodiversité ! Nous sommes loin, mais alors très loin de la sortie.
    Nous récoltons ce que nous avons semé. Si nous voulons survivre, il nous faut changer notre mode de vie sinon nous allons tous mourir étouffés comme des imbéciles !
    Pour comprendre cette pandémie, il faut placer l'écologie au centre. Pourtant, l'origine écologique de la zoonose est peu racontée, ce qui pointe la responsabilité du système et des politiques, incapables de prévenir les prochaines pandémies, inévitables.
    Même la pandémie de Covid19 était attendue. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se préparait à la prochaine pandémie, la dénommée "Maladie X" pouvant causer un "danger international". 2020 et le coronavirus auront signé l'échec et l'insuffisance des politiques de prévention écologique et sanitaire. Dès le 28 janvier 2020, un article du New-York Times (We made the coronavirus epidemic) conclut "qu'après ces événements, il faudra se rappeler que le Covid19 résulte des choix que nous les humains faisons".
    Depuis le début du siècle, de nombreux scientifiques sur les cinq continents alertent. Nous sommes entrés dans l'ère des pandémies. Une époque durant laquelle la destruction de la biodiversité entraîne l'émergence de nouveaux virus. C'est le début d'une "épidémie de pandémies" selon Serge Morand, chercheur au CNRS et au CIRAD. La Covid19 en est l'un des résultats. La déforestation, l'urbanisation, l'agriculture industrielle et la mondialisation économique entraîne l'espèce humaine dans une catastrophe écologique, sociale et sanitaire. Des maladies, transmises par des animaux aux humains (Ebola, VIH, H1N1, Zika, Covid19...) se multiplient depuis le XXème siècle, et en particulier ces cinquante dernières années.
    Comprenez l'importance de préserver la biodiversité afin de préserver la santé humaine et la planète. Que dire de la disparition progressive des abeilles ? Du pergelisol (permafrost) ?
    Le livre de Louis Robert crée des remous à l’Assemblée nationale..
    Quand l’agronome le plus connu du Québec lance à nouveau une alerte, il ne laisse personne indifférent. Accusation de « gouvernement sous influence », appel à la tenue d’une enquête, questions sur la séparation des rôles de l’agronome : les réactions n’ont pas tardé mercredi, jour de publication du livre de Louis Robert, ''Pour le bien de la terre''. Re: Le Devoir du 29 avril 2021
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/599692/le-lanceur-d-alerte-louis-robert-fait-reagir-les-partis-politiques?fbclid=IwAR2GJ51d0CtMAjy9ac4cHTpQ2TBG9dWKuVtRDZqxFotZQxP5yPoT4Ns1Fdk
    Cherchez dans vos manuels d'histoire, vous comprendrez comment des civilisations sont disparus causée par des épidémies comme les Mayas.. et combien d'autres !!

    Paul - 2021-04-30 23:53