Doit-on craindre l’intelligence artificielle?
D’entrée de jeu, je dois avouer que, face aux nouvelles technologies, je ne suis pas un de ces maniaque que l’on qualifie de «geek» ou de «nerd.»
Pour moi, un téléphone cellulaire, c’est encore fait pour recevoir et placer des appels. Je possède un téléphone intelligent, mais l’utilisateur ne l’est pas nécessairement.
J’utilise des ordinateurs à la maison sur lesquels j’effectue des recherches, fait mes transactions bancaires, gère mes placements, lis mes journaux préférés, rédige mes chroniques, etc.
Mais, lorsque survient un problème, je suis vite dépassé et dois faire appel à de l’aide pour me «débugger».
Alors, lorsqu’il est question d’intelligence artificielle (IA), je pars de loin et je préfère souvent me fier davantage à l’intelligence humaine.
L’avènement de l’IA et son implantation un peu partout dans nos vies nous oblige à ne pas jouer à l’autruche en se mettant la tête dans le sable et à ignorer le phénomène.
Un outil précieux
Même si elle s’est répandue depuis peu, l’IA a déjà démontré à quel point elle peut être utile.
Son accès est très facile et généralement gratuit. Parmi les sites les plus populaires, on retrouve ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity et Goog;e AI Studio.
On l’utilise déjà pour effectuer des recherches rapides dans des banques de données immenses. On retrouve également l’IA dans nos entreprises au sein de robots fort productifs, dans les véhicules autonomes qui n’ont plus besoin de conducteurs, dans des laboratoires où on effectue des recherches scientifiques, dans le développement d’armements divers, en somme, presque partout.
L’IA est donc un outil fort précieux qui peut rendre d’énormes services à celles et ceux qui savent en faire un bon usage.
Un outil dangereux
Comme il y a toujours deux revers à une médaille, l’IA peut aussi devenir un outil fort dangereux.
Des étudiants l’utilisent pour tricher lors d’examens, des hackers peuvent facilement devenir des pirates dangereux qui arnaquent des personnes vulnérables sur les réseaux sociaux, des adversaires politiques peuvent créer de faux personnages en utilisant l’image d’un adversaire pour le placer dans des situations négatives et lui faire tenir de faux propos, comme cela est arrivé récemment dans le cadre des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Un événement qui aurait pu avoir des conséquences majeures est survenu dernièrement au Moyen-Orient, alors qu’un bateau de la marine américaine a failli intercepter et arraisonner un bateau chinois suite à un rapport de renseignement erroné généré par l’IA. On peut imaginer le malaise, voire même la situation explosive que cette intervention aurait pu créer entre ces deux superpuissances.
Et voilà que l’on apprend que l’IA pourrait aussi écrire un roman de qualité suffisante pour remporter et/ou être nominé pour l’obtention de prix littéraires renommés comme le Goncourt et le Femina. C’est du moins ce qui se produit dans la saga entourant le roman de Thélison Orélien «C’était ça ou mourir».
Comme si tous ces usages négatifs ne suffisaient pas, voici que l’on soulève le risque qu’une IA pourrait à elle seule se libérer de l’intervention humaine pour se développer au point de pouvoir anéantir le monde. Des intervenants qui oeuvrent dans le monde de l’IA ont soulevé cette hypothèse apocalyptique, de quoi nous apeurer, surtout en prédisant que cela pourrait se réaliser aussi tôt que d’ici la fin de la présente décennie. 2030, c’est pour bientôt.
Réglementer ou pas?
Toutes ces menaces ont amené des dirigeants des plus grandes entreprises qui développent l’IA à se demander s’il n’y aurait pas lieu de songer à réglementer et à ralentir le développement de l’IA.
Quand des gens comme Sam Altman, PDG d’OpenAI, créateur de ChatGPT, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, créateur de Claude et Elon Musk, PDG de xAI se disent disposés à discuter de la possibilité d’encadrer et de ralentir le développement de cette technologie, c’est qu’il y a des risques sérieux sur lesquels on devrait se pencher.
Pendant ce temps, un dictateur bien établi comme Xi Jinping et un dictateur en devenir comme Donald Trump s’opposent à tout ralentissement et à toute réglementation.
Déjà vu
Que l’être humain fasse un bon ou un mauvais usage de l’IA, cela n’est pas nouveau.
Lorsque Gutemberg a inventé la presse à imprimer en 1450, cela a créé toute une révolution. Désormais, on pouvait reproduire en grande quantité et rapidement des imprimés qui, jusque-là devaient être reproduits à la main par des artisans.
Si la presse de Gutemberg a permis d’imprimer des œuvres utiles comme la Bible et des dictionnaires, elle a aussi permis d’imprimer des cochonneries.
Finalement, pour chacune des nouvelles technologies inventées par l’homme, les problèmes qui en résultent ne dépendent pas de la technologie en soi, mais avant tout de l’utilisation que l’homme en fait.
ChatGPT a dit
Dans mes recherches effectuées pour la préparation de cette chronique, j’ai posé la question en titre à chatGPT à savoir si l’on devait craindre l’IA.
En voici la réponse : «Oui, certaines choses liées à l’IA méritent d’être prises au sérieux, mais cela ne signifie pas qu’il faille avoir peur de l’IA en général.»
À vous de choisir votre camp.
Courage
Il ne reste que 845 jours au mandat de Donald Trump et 35 jours avant les élections de mi-mandat
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Pensée de la semaine
Cette semaine, je me sens généreux et je me permets de vous dédier deux pensées :


