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Moderne l’imprimeur, Novalux et Imprimerie Saint-Georges deviennent le groupe Audaz

Moderne l’imprimeur, Novalux et Imprimerie Saint-Georges deviennent le groupe Audaz. De gauche à droite: Pierre Verreault (président), Yvon Roy, Vianney Giguère (vice-président aux ventes et marketing), Jean-Paul Giguère, Mathieu Giguère (vice-président aux opérations), ainsi que Jean-Marc Giguère.
Photo: Julio Trepanier

Moderne l’imprimeur, Novalux et Imprimerie Saint-Georges deviennent le groupe Audaz. De gauche à droite: Pierre Verreault (président), Yvon Roy, Vianney Giguère (vice-président aux ventes et marketing), Jean-Paul Giguère, Mathieu Giguère (vice-président aux opérations), ainsi que Jean-Marc Giguère.

Avec le Web qui est devenu un incontournable dans la stratégie marketing des entreprises et les moments plus difficiles dans l’industrie de l’imprimerie, trois joueurs majeurs œuvrant dans ce secteur ont uni leurs forces afin de faire face à la réalité du marché de la communication graphique en 2016.

Moderne l’Imprimeur, Novalux et Imprimerie Saint-Georges deviennent ainsi une seule et unique entité : le groupe Audaz. Pierre Verreault est président de l’entreprise alors que Vianney Giguère devient vice-président aux ventes et marketing. Mathieu Giguère sera le vice-président aux opérations. La nouvelle entreprise exploitera les locaux de Moderne l’Imprimeur et de Novalux.

« Nous avions tous des défis différents à l’intérieur de nos propres entreprises. Nous aurions pu prendre la solution facile, rester chacun chez nous et continuer de vivre avec nos problématiques. Toutefois, en nous regroupant, nous nous sommes donné les outils pour relever ces défis », mentionne Mathieu Giguère.

Selon M. Verreault, la demande pour l’impression papier a diminué de 50 % au cours des 20 dernières années. « Il y avait [il y a quelque temps] une baisse de 10 % à 12 % par année […] Aujourd’hui, il y a encore des diminutions, mais ça s’est stabilisé et maintenant on parle beaucoup plus de 1 %, 2 % ou 3 %. En se regroupant comme nous l’avons fait, gérer une diminution de 2 %, ça se fait bien avec l’efficacité que nous irons chercher au niveau de la productivité », explique-t-il. Malgré cette dégringolade marquée au cours des dernières années, le président d’Audaz ne croit cependant pas à la mort définitive du papier comme médium de communication, car celui-ci constitue encore un élément important dans une stratégie de marketing complète (brochure, dépliant, calendrier, emballage, lettres, etc.). « Nous avons encore notre place. Il faut juste trouver qui va imprimer et nous serons là », souligne-t-il.

Par conséquent, M. Verreault ne sort pas le drapeau blanc en ce qui a trait à l’impression papier face aux nouvelles technologies. Celui-ci parle plutôt d’une stratégie mixte qui a fait ses preuves au cours des dernières années, soit la diffusion du message dans divers médias (canaux), par exemple dans le Web et l’imprimé, afin d’atteindre un public plus vaste. Selon ce dernier, il est donc devenu essentiel en 2016 de multiplier les canaux afin de maximiser la portée du message.

Selon les statistiques amenées par le président d’Audaz, ce sont seulement 49 % des entreprises qui ont un site Web en 2016. Celui-ci voit en ces données une opportunité d’explorer davantage le créneau. Vianney Giguère prévoit d’ailleurs approfondir la spécialisation d’Audaz en la matière. « On va grandir cette branche pour nourrir notre secteur de l’impression », précise-t-il.

Bien que le domaine de la vidéo soit en pleine croissance sur le Web, notamment grâce à Facebook qui accorde de plus en plus de place à ce type de contenu pour rivaliser YouTube, Audaz ne s’aventurera pas dans ce type de communication visuelle à court terme. « C’est un complément qu’il faudra éventuellement travailler. Soit que nous le ferons à l’interne ou que nous travaillerons avec des firmes spécialisées, car il s’agit d’un domaine très pointu », mentionne le vice-président aux ventes et au marketing.

Finalement, Audaz aura à son actif 24 employés. Il s’agit d’une diminution par rapport au nombre d’emplois au sein des trois entreprises avant la fusion. « Cette restructuration s’est faite graduellement. Lorsque nous avons amorcé les discussions, il y a quelques mois, nous étions déjà autour de 25 employés », explique Mathieu Giguère. « Avec ce nouveau groupe, on essaie de partir avec le plus de restrictions possible, car il faut se donner une chance. Avec le temps, nous évaluerons les besoins à savoir si c’est le secteur du Web ou de l’imprimerie qui va prendre de l’expansion. À partir de ce moment, nous nous ajusterons en conséquence », conclut Pierre Verreault. 

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